Excursion de pêche à Cuba – une aventure exotique en pleine nature sauvage avec en prime, le confort d’un 5 étoiles
- vendredi 15 octobre 2010 12:25
- Mis à jour le jeudi 6 septembre 2012 12:24
- Benoit Bayard
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Nombreux sont ceux qui comme moi, apprécient de vivre dans un environnement où la pêche fait partie intégrante de nos valeurs sociales. Avec plus d’un million de lacs et rivières, avouons-le, ici au Québec, c’est l’unique paradis de la pêche. Du moins, c’est ce que je croyais avant d’entreprendre ce voyage de pêche dans l’une des destinations « soleil » les plus prisées en période hivernale, Cuba.
Cuba, c’est la plus grande île des caraïbes. Elle est considérée depuis près de 20 ans par les Québécois comme une destination naturelle. Riche en histoire et en attraits touristiques, Cuba propose aux voyageurs une multitude de services et de forfaits vacances soleil de types « tout inclus ».
Outre sa culture latine festive avec ses nombreux bars de musiques Salsa, ses kilomètres de plages au sable blanc, ses cigares réputés mondialement et son rhum d’une pureté et d’une qualité exceptionnelle, Cuba a vraisemblablement beaucoup plus à offrir, en particulier pour les amateurs de pêche sportive. En fait, peu de Québécois savent qu’ils peuvent s’y rendre pour y pratiquer la pêche sportive dans une nature sauvage luxuriante riche en espèces exotiques tout en étant encadrés par des professionnels chevronnés supportés par une industrie pourtant bien développée.
C’est-ce qu’offre aux amateurs de sensations fortes, la pourvoirie Avalon Cuban Fishing Center. Basée à plusieurs endroits stratégiques au Sud de Cuba, cette pourvoirie propose plusieurs forfaits de pêche à trois des espèces sportives les plus populaires et excitantes à pêcher, dont le tarpon (sabalo), le bonefish (macabi) et le permit (palometa).
C’est en décembre que j’ai été contacté par les gestionnaires de cette pourvoirie afin de faire connaitre aux Québécois une destination bien particulière, Les Jardins de la Reine.
Situé au Sud-Est de l’île de Cuba à plus de 100 km des côtes, il s’agit selon ce qu’on m'a dit, de la 3e plus grande barrière de corail. D’une longueur de plus de 125 km, on y retrouve des centaines d’îles Vierges peuplées essentiellement de mangrove (palétuviers). Cela représente des milliers de kilomètres carrés de nature magnifique sans habitation, ni pollution visible. Que de la végétation et des récifs de corail entourés d’une eau limpide aux fonds marins turquoise.
Notre forfait comprenait notre prise en charge complète à partir de notre arrivée à l’aéroport de La Havane avec une nuit à l’un des plus prestigieux Hôtels de la capitale de Cuba, le Parque Central , situé à 2 pas de la vieille Havane. Nous sommes arrivées à l’hôtel vers 15h et comme notre destination finale se situe encore à plus de 6 heures de route et 3 heures de bateau, le grand départ est prévu pour le lendemain matin. Mais j’avoue qu’après les attentes habituelles des aéroports que cette petite pause ne nous fera pas de tort. Une fois bien installés, nous en avons profité pour faire une petite escapade dans le vieux Havane histoire de nous imprégner un peu de la culture locale. J’y ai dégusté mon premier, oups! Plutôt mes premiers Mojitos authentiques et quelques bières locale!


Après une trop courte nuit, et j’en prends l’entière responsabilité, c’est l’heure pour la grande aventure. Un copieux petit déjeuner nous est servi en attendant l’autobus qui nous transportera à la ville de Jucaro, un petit village portuaire situé à environs de 6 heures de route de la Capitale afin d’y prendre le bateau vers notre destination finale, le Tortuga qui est en fait un complexe hôtelier flottant bien ancré à l’abri des vagues et des caprices de la mer dans le réseau de canaux formés par les îles. Note, ayez toujours votre appareil photo ou votre caméscope en main durant le trajet, car ce n’est pas tous les jours qu’on a accès à l’arrière-pays qui en passant, est très beau!

Malgré le long trajet, tout se fait dans le confort d’un autocar moderne et climatisé. Le bateau, de très bonne dimension pouvant accueillir une vingtaine de passagers est tout aussi confortable. De plus, sandwichs et rafraîchissements y sont servis par le personnel souriant, respectueux et surtout, à l’écoute de vos besoins.
Le Tortuga
Ça y est, nous sommes rendus à destination, le Tortuga. Ce fameux Hôtel flottant bénéficie de tout l’équipement nécessaire afin de rendre votre séjour très confortable. À l’étage il y a les cabines climatisées toutes munies d’une douche, lavabo et toilette privée. Il y a même une connexion Wi-Fi pour votre portable. Il faut néanmoins prendre en considération qu’il s’agît d’une connexion satellite à très bas débit. Donc inutile de vouloir passer du temps à naviguer sur le Net. Cependant, ça fonctionne très bien pour prendre ses courriels et rester en contact avec la civilisation. Mais franchement, vous êtes en vacance alors c’est le temps d’en profiter pour faire une pause techno et de penser à votre corps et votre esprit afin de vous ressourcer un peu!

Après avoir déballé et placé nos bagages, on redescend pour y prendre un petit « drink » de bienvenue et faire connaissance avec les autres pêcheurs ainsi que le personnel qui prendra soin de nous pour la semaine. D'ailleurs en arrivant, on vous questionne sur votre « drink » favori, car chaque soir, lors du retour de votre excursion de pêche, le barman vous attendra sur le quai avec votre verre préféré tout frais préparé à votre goût. Rien n’est donc laissé au hasard!
La pêche
Bon, c’est bien beau les voyages, les hôtels et le bla-bla, mais entres vous et moi, je suis ici en pleine mer entouré d’eau grouillante d’espèces exotiques, je n’en peu plus, il est temps de pêcher! Et c’est justement la suggestion que nous propose de notre maître d’hôtel. Comme il n’est que 14 heures, on a encore quelques heures pour se familiariser avec la pêche à la mouche dans la barrière de corail. Les guides sont prêts, les embarcations aussi, il ne manque que nous et nos cannes.
On nous assigne un guide, une embarcation et hop, c’est un départ… Après quelques kilomètres parcourus à bonne vitesse, car l’embarcation est munie d’un hors-bord de 60 HP, on se retrouve sur un haut fond aux eaux turquoise à la recherche de bonefish, une des trois espèces ciblées. Le bonefish se pêche sur les plateaux dans pas plus de 18 pouces à 2 pieds d’eau.
Le guide arrête le moteur et monte sur sa plateforme pour localiser le poisson et à l’aide de sa perche, il dirige l’embarcation vers un gros banc de bonefish en train de se nourrir. C’est de la pêche à vue alors il faut être bien attentif, car notre guide voit les poissons et dirige nos lancers avec des instructions simples en anglais fonctionnel. « Bonefish at 3 o’clock, 10 meters ». L’avant du bateau représentant midi, vous effectuez votre lancer d’environ 30 pieds à 3 heures. Vous récupérez la soie par saccades « Strip » selon les instructions du guide qui vous dira de ramener lentement au début et d’accélérer lorsque le poisson voit votre offrande. Le but étant d’imiter une crevette qui se sauve du prédateur, vous aurez à vous ajuster. Très amusant, car vous voyez très bien les poissons se diriger vers votre mouche et se livrer à une course pour être le premier parmi le banc à y goûter. Ce qui augmente considérablement le suspense… et le taux d’adrénaline du pêcheur!
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Une fois ferré, c’est la torpille qui part… Comme il ne peut se sauver en profondeur, ce petit poisson puissant et très énergique d’un poids moyen variant entre 3 à 8 livres tout au plus, vous fera chanter un moulinet comme rarement j’ai pu l’entendre et l’observer. Une mélodie que tout pêcheur rêve d’écouter un jour!
Le Tarpon… à la mouche!
Le lendemain, c’est la chasse au gros. Réputé pour ses sauts et ses prouesses acrobatiques, le tarpon se pêche un peu de la même façon, soit à vue, à l’exception de l’environnement qui change. Comme ce poisson se déplace sur de plus grandes distances, notre guide tente de localiser des structures de coraux, car le tarpon a pour habitude de longer ces structures lors de ses déplacements en quête de nourriture.
Le guide cherche les tarpons qui marsouinent en surface. Une fois localisés, il nous donne ses instructions afin d’effectuer nos lancers le plus précisément possible. L’équipement de pêche, une canne relativement puissante munie d’une soie #10 à 12 et de grosses mouches est un peu plus lourd à manipuler que la soie #7 à #9 utilisée pour le bonefish. Avant votre voyage, il faut donc avoir pratiqué un peu afin d’être capable de lancer de façon assez précise à au moins une cinquantaine de pieds dans des conditions de vents.
Une fois ce détail réglé, vous serez renversé par l’explosion de l’attaque ainsi que de la puissance et des capacités acrobatiques de ce grand poisson. Des sauts, des courses, des sauts et encore des sauts… Bref, ce grand combattant vous en fera voir de toutes les couleurs.
Pendant toute la semaine, nous avons alterné nos journées de pêche entre Tarpons, bonefishs et tenté notre chance au mystérieux permit. Cependant, les mauvaises conditions météo que nous avons eues pendant notre voyage ne nous ont pas offert ce qu’il fallait pour localiser et pêcher cette espèce, soit du soleil, beaucoup de soleil. Renommée comme difficile à prendre, il est convoité par les pêcheurs en quête d’exploit et de photos pouvant prouver qu’ils ont réussi à déjouer « Maître Permit »... Mais la quête des habitués ne s’arrête pas là… L’ultime rêve de ces pêcheurs des mers est sans contredit de réussir le fameux « Grand Slam ». Soit, un bonefish, un tarpon et un permit tous pris dans la même journée… Lorsque ça se produit, c’est la fête sur le quai du Tortuga. Et croyez-moi, vous n’êtes pas couché alors si ça vous arrive, apportez quelques « Rolaids », juste au cas!
La Gastronomie à bord du Tortuga
Malgré plusieurs commentaires d’amis qui on connut de drôles d’expériences gastronomiques avec les « forfaits soleil » de types « Tout inclus » vendus à bas prix, je tiens à vous rassurer, le chef à bord du Tortuga connait bien sa profession. On le sait tous, le secret le moins bien gardé pour réussir en cuisine c’est incontestablement la fraicheur des aliments à préparer. Et côté fraicheur, la mer des Caraïbes entourant notre complexe hôtelier flottant est très généreuse. Vous aurez droit, pratiquement tous les jours, à de la langouste fraichement pêchée. Mais aussi, à du cubera et quelques autres espèces de poissons toutes aussi délicieux les unes que les autres. Il y a aussi du porc, du poulet, du veau et des pâtes. Pour les petits déjeuners, des œufs, du bacon et des patates vous seront servis… Et pour les œufs, c’est vous qui décidez de la cuisson! Bref, avec la qualité des repas servis à bord, ne croyez pas perdre du poids pendant votre excursion de pêche!... Une petite note, il faut aimer le poisson, car c’est vraiment leur spécialité!

Conclusion et quelques recommandations
Bien qu'il s'agisse ici d'un voyage de prestige, Avalon offre aussi des forfait dans différentes fourchettes de prix et croyez-moi, l’aventure en vaut vraiment la peine. Le dépaysement et l’accès privilégié à ce territoire tropical vierge et protégé sauront vous remplir de souvenirs ineffaçables. Vous en parlerez pendant des mois et passerez le reste de vos nuits à rêver d’y retourner. Mais quand on y pense, le Sud n’est pas vraiment plus cher que le Grand Nord. Alors pour ceux et celles qui peuvent se le permettre, vous y trouverez une belle alternative à l’interminable hibernation du pêcheur d’eaux libres, le temps que nos eaux se libèrent de leur couvert de glace.
En terminant, comme vous êtes loin de tout et au milieu de nulle part, il est important de bien planifier votre excursion, car une fois sur les lieux, ce n’est plus le temps de penser à la crème solaire ou vos médicaments d’ordonnance. Sur le site Internet d’Avalon Cuban Fishing Center vous trouverez une liste exhaustive d’effets personnels à ne pas oublier ainsi que quelques suggestions de petits cadeaux que vous pourrez apporter pour vos Hôtes Cubain qui on le sait, bien qu’ils ne s’en plaignent pas, ne sont pas le peuple le plus riche de la planète. Il leur manque de tout. Et franchement, avec la qualité du service qu’ils offrent et toutes les petites attentions qu’ils font pour assurer votre satisfaction, ils méritent bien quelques petites gâteries. Shampoing, anti-sudorifique, lames et rasoirs jetables, lunettes de soleil polarisées bon marché, etc… ne sont que quelques exemples d’articles simples qui feront la joie de votre guide et de sa famille.


Pour en savoir plus sur les différents forfaits et comment réserver, visitez : www.cubanfishingcenters.com
Avec plaisir et passion
Benoit Bayard
Éditeur de QuébecPêche.com
[Les frais de voyage pour la réalisation de ce reportage ont été assumés par Avalon Cuban Fishing Center.]























