En plus de ma douce, les membres de l'expédition incluent également mes parents. Et on s'est gâté un peu, en optant pour le forfait en plan américain avec accès aux lacs à grosse truite. Sans être la raison principale, deux points qui m'ont fait choisir cette destination. D'abord la possibilité de prendre une de ces truites arc-en-ciel dorée (Golden rainbow) présentes dans le lac principal de La Barrière, et aussi de faire ressentir à mes parents le plaisir d'avoir une truite gros format au bout de ligne!
À notre arrivée le vendredi, le paternel et moi allons donner un petit coup de ligne sur le lac St-Charles, pendant que les femmes relaxent. Le temps est venteux et sombre, les imperméables feront parti de l'équipement à bord. Et avec raison, puisque quelques orages viendront nous poivrer! Mais ça sera la seule fois de la fin de semaine finalement. On débute à la traîne, avec la traditionnelle cuillère ondulante, bas de ligne, et ver. Les premiers résultats sont plutôt mitigés. On change de technique, en se laissant dériver près de la rive. Je sors mon ultra léger, auquel j'attache un micro tube blanc, monté sur une tête de 1/32 d'once. Les truites en raffolent dans mon coin... et c'est le cas ici aussi! Le père de son côté offre un buffet aux poissons, en suspendant un ver et une nugget Power Bait sur deux hameçons, le tout légèrement lesté d'un petit plomb. Ça lui vaudra également quelques captures. Bilan de notre première sortie, 7 mouchetées, et un omble chevalier. Je n'étais pas sur d'avoir bien identifié cette dernière prise initialement, mais le responsable de l'éviscération m'a confirmé le tout.
Comme on est en plan américain, on se présente ensuite au resto de l'auberge pour le souper. Ça part bien de ce côté là également, on a le choix entre un filet mignon et de l'agneau. Comme on est pas mal carnivore dans la famille
Pour la pêche du samedi matin, nous avons opté pour le lac Fourchu, qui contient seulement de l'omble chevalier. Le plan était le suivant, cadran réglé à 5:00h, moi et le père on pêche sur le lac principal jusqu'aux environ de 7:00h. Ensuite on réveille les femmes pour déjeuner tous ensemble, pour se rendre au Fourchu par la suite. Mais je ne comprends pas pourquoi... vers 3:00h – 3:30h, plus moyen de me rendormir


Le lac Fourchu n'est pas très loin du chalet, et après un trajet d'environ une dizaine de minutes, nous y voilà. Plusieurs autres groupes de pêcheurs viennent d'arriver un peu avant nous, et préparent leurs embarcations. Ils ont fort probablement eu le même conseil que nous, et on les revoit plus tard à la décharge du lac. Ce secteur est réputé comme très productif, mais aussi plutôt restreint. Déjà 4 embarcations dans le secteur, on leur laisse le coin. Notre prospection sera quand même assez productive rapidement. Les ombles se laissent facilement séduire par le montage cuillère, bas de ligne et ver. Même succès également en remplaçant le lombric par une nugget. Et autre avantage avec ce type d'appât, ma blonde qui est une pêcheuse de luxe (elle ne touche pas au ver ou au poisson), peut appâter elle même
Voici un des plus beaux sujets que j'ai capturé.


Et le décompte total, 18 ombles chevaliers.

Nouvelle passe en après-midi sur le lac St-Charles, qui produiront quelques mouchetées. Toujours pas de signe par contre de la fameuse Golden Rainbow... En discutant avec le personnel responsable de l'équipement, il me confirme qu'une seule capture s'est faite dans les dernières semaines. Une bonne quantité a été ensemencée tôt au printemps, mais elle ne s'est pas montrée très active jusqu'à maintenant.
Et finalement on avait gardé le dessert pour la fin. Le lac Sans Coeur, et ses grosses truites arc-en-ciel est au menu pour le dimanche matin. Déjeuner très tôt pour tout le groupe, au point même ou on est les premiers sur le lac. C'est mon deuxième séjour à La Barrière, et la dernière fois sur le Sans Coeur, les petits poissons nageurs YoZuri nous avaient permis de prendre notre limite de grosses arc-en-ciel. On débute donc à la traîne, avec ce genre de leurre. Pas beaucoup d'action, même si on aperçoit régulièrement les truite en surface. J'ai finalement une touche et je ferre, mais 1 seconde et quart plus tard, et deux pirouettes de truite complètement hors de l'eau, plus rien au bout de la ligne...

La même technique ne générera pas d'autres morsure par contre. On voit plusieurs truites près de la rive, dans certains secteurs. Plusieurs pêcheurs essaient de les tenter avec la cuillère et un ver, sans grand succès. Je décide d'y aller pour une technique plus simple, mais aussi un peu plus subtile. Petit flotteur sensible, une section de fluorocarbone comme avançon, et un bout de lombric piqué sur un petit hameçon. Très bonne idée, puisque notre limite est complétée assez rapidement pour moi et ma douce de cette façon.
Je change ensuite d'embarcation pour me joindre à mes parents, et leur refiler quelques conseils et équipements qui nous a bien servi. Rapidement mon père fera une première capture, et ce sera ensuite au tour de ma mère. Elle n'est pas une pêcheuse assidue comme nous, mais se débrouille bien et parvient à fatiguer sa prise jusqu'à l'embarcation. Elle est vraiment fière une fois le poisson dans la puise, et je le suis tout autant!

Une autre prise chaque pour les baby boomer permettra de compléter le tableau!

Une maudite belle fin de semaine, qui gardera une place spéciale dans mes souvenirs.

Connexion
Inscription
Aide






Multi-citation
