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Section consacrée à la présentation de points de vue, recherches, débats d'opinions et interrogations relatives à l'environnement, à la lutte contre la pollution des cours d'eau, aux modifications de la règlementation, à la recherche scientifique, au développement de la relève, au rôle de l'État, etc.

La Rivière Jacques-Cartier En Danger


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30 réponses à ce sujet

#21 Karcajou

Karcajou
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Posté 11 September 2010 - 09:32 AM

Voila c'est fait; Decidement ce gouvernement n'a pas compris sa mission sociale a long terme mais comprend plutot ses interets politiques a courts termes et pas toujours des plus louables.

#22 Thor

Thor
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Posté 24 February 2011 - 17:40 PM

Bonsoir !

- 23 novembre 2010.

Voici une copie du document déposé par le député de Québec Solidaire, Amir Khadir à l'Assemblée nationale. Une pétition du regroupement « Sauvons la Jacques-Cartier» visant à sauvegarder l'aspect récréotouristique et naturel de cette rivière urbaine près de la municipalité de Shannon, situé à l'ouest de la ville de Québec.


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P.-S.... Merci pour tous ceux qui l'ont signée.

:)

Modifié par Thor, 18 August 2012 - 17:36 PM.


#23 Muddlersg

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Posté 25 February 2011 - 11:19 AM

Reste a savoir si cela a porté fruit pour le bien de tous.

#24 Thor

Thor
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Posté 25 February 2011 - 18:53 PM

Bonsoir !


Voici une rétrospective des débats entourant la construction d'un barrage hydroélectrique sur la rivière Jacques-Cartier à Shannon.







- 1 décembre 2010.




Mini-centrale hydroélectrique sur la Jacques-Cartier.




Les opposants exagèrent, croit le maire de Shannon.







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Le maire de Shannon, Clive Kiley.



SHANNON - Le maire de Shannon, Clive Kiley, balaie du revers de la main les reproches des opposants au projet de mini-centrale hydroélectrique sur la rivière Jacques-Cartier, qui soutiennent que sa municipalité aurait attribué des contrats de manière douteuse à une firme d’ingénierie.




Dans un communiqué publié mercredi, La Fondation Rivières dénonce une série de contrats attribués de gré à gré à BPR-Énergie par la municipalité de Shannon. Depuis août 2009, à Shannon, BPR-Énergie a obtenu, sans appels d’offres, près de 70 000 $ répartis en quatre mandats visant à produire différentes études. Des exemples similaires ont été soulevés par la Fondation Rivières à Sainte-Ursule, en Mauricie, et à Aumond, en Outaouais, où des projets de petites centrales hydroélectriques sont également en cours.

Inquiète, la Fondation, qui dit représenter différents groupes de citoyens, va jusqu’à réclamer une enquête sur le respect des règles gouvernementales d’attributions de contrats. «Complètement exagéré!» a réagi le maire de Shannon, Clive Kiley. Ce dernier soutient que sa municipalité en est toujours au stade préliminaire dans le dossier de la mini-centrale. «On a décidé d’y aller avec BPR, parce qu’ils sont apparemment les meilleurs pour ce genre de projet, a dit M. Kiley. Ce qu’on voulait, c’était une étude sommaire [...] pour donner une idée au conseil municipal», a-t-il résumé. Si Shannon va de l’avant avec sa mini-centrale, il y aurait nécessairement appel d’offres, puisque cette fois-ci, les dépenses pourraient atteindre jusqu’à 15 millions $, selon le maire Kiley. Ce dernier estime que les profits pourraient osciller autour d’un demi-million de dollars, dès 2012.

À Shannon, les travaux menés jusqu’ici par BPR devraient aboutir dans quelques semaines par la présentation d’une étude finale qui sera du même coup rendue publique, assure le maire Kiley.




- Marc-André Gagnon, QMI.




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- 3 décembre 2010




Shannon : Projet de barrage contesté.





Un amateur de kayak, Yoland Marcotte, estime que la reconstruction d'un barrage sur la rivière Jacques-Cartier affectera la beauté d'un lieu fréquenté par les citoyens. Le maire de Shannon assure qu'il n'y aura aucun impact pour la population.





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Utilisateurs de la rivière Jacques-Cartier.





Le regroupement «Sauvons la Jacques-Cartier» suspecte que la municipalité de Shannon ait fractionné un contrat afin de se soustraire à l’obligation d’aller en appel d’offres, au sujet du projet de centrale hydroélectrique de 3,3 MW prévue sur la rivière Jacques-Cartier. Le maire rétorque que la municipalité a plutôt procédé «étape par étape».


Des contrats de 9500$, 22 000$, 22 500$ et 14 500$ ont été donnés à la firme BPR pour la préparation d’études. Des contrats qui totalisent un peu moins de 70 000$. La loi exige qu’au-delà de 25 000$, une municipalité doit passer par un processus d’appel d’offres avant d’émettre un contrat. Comme aucun contrat n’atteint ce montant, les appels d’offres n’ont pas été nécessaires. À la tête du regroupement «Sauvons la Jacques-Cartier», Yoland Marcotte s’inquiète de cette façon de faire. Selon lui, la municipalité, dans ce dossier, manque de transparence. Après fait signer une pétition en opposition au projet, M. Marcotte a remarqué que la majorité de la population (80%, selon lui) ne connait pas le projet. Il ajoute que 90% des gens ont signé la pétition qui atteint quelque 3000 noms. Une pétition électronique appuyée par le député de Québec Solidaire Amir Khadir a aussi récolté 1275 signatures, sur le site de l’Assemblée nationale.

Selon le regroupement d’opposition, le projet serait bien avancé, ce qu’a nié le maire Clive Kiley. Les opposants s’inquiètent aussi de l’aspect environnemental, particulièrement pour le saumon, que l’on tente de réintroduire depuis plusieurs années. L’ajout d’un barrage pourrait nuire à son retour. Yoland Marcotte souhaiterait qu’un projet écotouristique voie le jour, au lieu du projet hydroélectrique. Le maire Clive Kiley souligne pour sa part que le choix de BPR a été fait après avoir été informé de la compétence de cette firme d’ingénieurs. La municipalité a préféré aller par étape, dans ce dossier. Elle ne voulait pas «donner un gros contrat pour toutes les études avant de voir que c’est vraiment rentable», a indiqué M. Kiley au journal Le Jacques-Cartier, en explication aux quatre contrats émis, à différents moments. Selon les premières estimations, une telle centrale pourrait rapporter entre 400 000 et 600 000$ annuellement à la municipalité. Le maire et la municipalité cherchent à améliorer les services sans toujours devoir taxer davantage.

Le rapport final de BPR sera déposé à Shannon mercredi (8). Il sera présenté au public lors da la réunion du conseil municipal de janvier. «Si on n’a pas l’accord des citoyens de Shannon, on n’ira pas de l’avant, c’est sûr», a confié le maire. De toute façon, un règlement d’emprunt estimé à 12 à 15 M$ – financé sur 20 ans – serait nécessaire et les citoyens pourront s’y opposer s’ils le désirent. Le maire a souligné que personne n’avait signé le registre pour demander un référendum, lors de la séance d’information de janvier dernier.





- Luc Fournier, journal Le Jacques-Cartier.




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- 5 décembre 2010




Mini-centrale à Shannon: le maire Kiley accusé de manquer de transparence.




(Québec) C'est mercredi que la firme d'ingénierie BPR doit déposer son rapport final dans le projet de minicentrale hydroélectrique à Shannon. Pendant ce temps, un groupe d'opposants continue d'accuser le maire de la municipalité de manquer de transparence.






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Le maire de Shannon, Clive Kiley.




«On attend le document. Le conseil municipal va le consulter, et on va prendre une décision à savoir si on va de l'avant avec le projet. Il faut savoir si c'est rentable», indique le maire de Shannon, Clive Kiley. Ce rapport de la firme BPR sera déposé au moment où un groupe de citoyens continue de s'opposer au projet, craignant ses effets négatifs sur l'environnement, le saumon en particulier. Yoland Marcotte, porte-parole du regroupement Sauvons la Jacques-Cartier, reproche à la municipalité de manquer de transparence en refusant de rendre publics tous les documents détaillants le projet.

«Ça fait un mois qu'on demande de consulter l'avis de projet, qui est un document très détaillé, mais on ne veut pas nous le fournir. On nous dit qu'on le demande mal. Or, à la Commission d'accès à l'information, on nous a confirmé que notre demande était correcte et qu'il n'y avait pas de raison qu'on nous refuse le document.» Selon M. Marcotte, la municipalité refuse de donner une copie du document aux citoyens qui le réclament pour éviter que le projet de minicentrale ne soit critiqué davantage. «La stratégie du maire est de nous mettre devant le fait accompli.»





Étude déposée mercredi.

«S'ils veulent le document, ils n'ont qu'à le demander. Tous les documents déposés deviennent publics», réplique Clive Kiley, qui assure que son administration ne cherche pas à retenir de l'information, avant d'ajouter : «Consulter des documents préliminaires, ça ne vaut pas grand-chose. On aura le document final mercredi. Les citoyens pourront le consulter le 11 janvier quand il sera déposé devant le conseil.» À ce moment, tous les citoyens qui le veulent pourront en recevoir une copie, ajoute M. Kiley. «On va consulter la population pour savoir si elle est d'accord avant d'aller de l'avant avec le projet.»

Le maire de Shannon se dit même prêt à tenir un référendum sur la question. «C'est la population qui va décider. Un référendum, ça se fait quand les citoyens le demandent. Mais il faudra qu'un certain nombre de résidants le demande. Si M. Marcotte est le seul à le demander, ce ne sera pas assez.» Les opposants critiquent aussi les méthodes de la municipalité qui a octroyé jusqu'ici tous les contrats de gré à gré à la firme BPR. «On soupçonne la municipalité d'avoir fractionné les contrats en petits contrats de moins de 25 000 $ pour éviter d'avoir à lancer un appel d'offres et ainsi favoriser cette firme», dit M. Marcotte.

M. Kiley soutient que la municipalité voulait une étude sommaire pour commencer, et que si elle a décidé de favoriser les gens de BPR, c'est parce qu'ils sont «apparemment les meilleurs». Or, si la municipalité décidait d'aller de l'avant avec le projet de minicentrale, dont les coûts sont estimés à 15 millions $, un appel d'offres serait assurément lancé, assure M. Kiley.



- Frédéric Denoncourt, journal Le Soleil.







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- 11 Janvier 2011






Mini-centrale à Shannon : une consultation publique en février.





«On cherche une manière d’améliorer la situation à Shannon, de donner plus de services. On fait ça pour le futur» - Clive Kiley




Environ 70 personnes se sont entassés dans la petite salle du conseil de la municipalité de Shannon, hier soir, pour avoir des éclaircissements sur le projet de mini-centrale hydroélectrique que projette de construire la municipalité sur la rivière Jacques-Cartier. Les défenseurs comme les pourfendeurs du projet ont vivement fait connaître leur position. Des réponses plus complètes viendront en février. Plus de la moitié des gens présents soutiennent le projet mené et défendu bec et ongles par le conseil municipal. La Sureté du Québec y avait d’ailleurs envoyé deux agents pour assurer que la séance se déroule sans anicroche. Le maire Clive Kiley a tenté de remettre les pendules à l’heure au sujet du parc et de la plage, qui seront toujours là après la construction du barrage. «[La plage], on ne lui touchera pas», a insisté M. Kiley. Seule la rampe de mise à l’eau pourrait être transférée de 100 pieds.

Le projet de mini-centrale est vu par les membres du conseil municipal comme un moyen d’assurer des revenus à la municipalité, à long terme. «On cherche une manière d’améliorer la situation à Shannon, de donner plus de services. On fait ça pour le futur», a souligné le maire, applaudi à plus d’une reprise. Une pétition discréditée. D’autres personnes présentes à cette séance du conseil ont quant à eux critiqué le projet à l’étude par la firme BPR. Une pétition de quelque 2000 noms – dont environ 400 de citoyens de Shannon – a été déposée au conseil, avant d’être discréditée par la conseillère Sophie Perreault, critique face à la proportion de gens de Shannon ayant signé la pétition.

Cette dernière a par ailleurs indiqué que les citoyens pourront décider d’aller ou non de l’avant avec ce projet, lors d’un référendum. Il faut toutefois savoir que la tenue d’un tel référendum est loin d’être assurée. Lors de la consultation publique de février, un registre sera ouvert et c’est seulement si au moins 305 citoyens le signent qu’un référendum se tiendra. Lors de cette consultation «on va vous donner des explications et la décision va venir des résidents de Shannon», d’indiquer Clive Kiley. Une partie de l’audience, contre le projet de centrale, provenait de l’extérieur de Shannon.




Une facture de 10,2 M$.

C’est la municipalité de Shannon qui devra payer la totalité des 10,2 M$ que coûtera la construction du barrage sur la rivière Jacques-Cartier. Un règlement d’emprunt sera adopté, s’il obtient l’aval des citoyens. Les profits nets, déterminés selon une moyenne pour 20 ans, seraient de 707 000$ par année. En ne tenant pas compte des coûts de construction et des intérêts, les revenus sont estimés à 40,6 M$ pour 20 ans.

Le maire a souligné à ceux qui s’inquiètent du débit de la rivière que les études de BPR étaient basées sur le débit des 20 dernières années. Les résultats des études de cette firme ont d’ailleurs été déposés au conseil. Ce «rapport de validation technique» sera sur Internet dans les prochains jours, après que des citoyens en eurent fait la demande.






- Luc Fournier, journal Le Jacques-Cartier.





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- 11 janvier 2011






Mini-centrale à Shannon: la population divisée.





(Québec) L'opposition au projet de mini-centrale hydroélectrique sur la Jacques-Cartier persiste à Shannon. Mais des citoyens appuient l'idée du maire Clive Kiley qui s'engage à tenir une consultation populaire, en février, pour décider de l'aménagement d'un barrage sur la rivière. Lundi soir, devant une soixantaine de personnes, lors de la séance du conseil municipal, la promesse de millions de dollars en redevances dans les coffres de Shannon, évoquée par M. Kiley, n'a pas réussi à calmer les craintes des détracteurs du projet.

Diane Michaud, une des opposantes, a déposé une pétition endossée par plus de 2000 personnes, dont 400 de Shannon, réclamant l'abandon des démarches pour ériger des installations devant produire 3,3 mégawatts d'électricité. Elle a souligné que la municipalité devra soutenir seule l'investissement que le maire fixe maintenant à 10,3 millions $. La Jacques-Cartier représente une «des plus belles rivières à caractère récréotouristique», a fait valoir Mme Michaud. Et les ouvrages priveront la population de plages du secteur, qui sont «parmi les plus belles» dans la grande région de Québec. Mme Michaud ne croit pas que les retombées atteindront 700 000 $ par an pendant 20 ans, comme le soutient Clive Kiley.

Un des initiateurs du mouvement Sauvons la Jacques-Cartier, Yoland Marcotte, un kayakiste, a soutenu que le bénéfice escompté ne tient pas compte des dépenses, comme l'aménagement d'une passe migratoire à saumons. Et «ce n'est pas vrai que le projet ne dérangera rien» de l'environnement de la rivière.





«On est derrière vous.»



Dans la salle, certaines interventions ont soulevé des murmures de désapprobation. «Ça semble être un projet qui se tient debout», a fait valoir Benoît Lincourt. S'il croit à la nécessité de réaliser d'autres études, il a cependant lancé un message. «Continuez, M. le maire, on est derrière vous» pour une idée pouvant diminuer les taxes. Un autre contribuable, Pierre Chamberland, s'est dit conscient qu'il n'y a pas de garantie absolue que la mini-centrale puisse faire des profits comme promis. Mais les «gens que nous avons élus [...] ne sont pas là pour nous emmener dans le trou». Le fait qu'il n'y ait que 400 citoyens de Shannon à signer la pétition ne l'a pas impressionné du tout.

Clive Kiley a déposé un rapport préparé par la firme de consultants BPR, celle-là même qui est engagée dans plusieurs projets municipaux pour installer de petites centrales sur des cours d'eau. Le maire a mentionné que le document confirme que les travaux nécessiteront un investissement de 10,3 millions $ par sa municipalité. Il dit aussi y avoir trouvé l'assurance que les redevances rapporteront annuellement 700 000 $. Ce montant doublerait quand l'aménagement de la centrale sera payé par Shannon, au bout de 20 ans. M. Kiley a tenu à contredire certaines affirmations de l'opposition : l'accès à l'endroit, en particulier aux plages, ne sera nullement modifié. L'élu a insisté pour dire que la décision finale n'est pas arrêtée. Il s'attend à recevoir un rapport final sur le projet en février. Le registre de la municipalité sera par la suite ouvert pour savoir si la population de Shannon entérine le projet de règlement d'emprunt pour financer la mini-centrale.







- Journal, Le Soleil.






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- 23 Février 2011






Les premiers mégawatts au printemps 2013.






Shannon aura bientôt sa centrale hydroélectrique. La séance d’information d’hier soir a répondu à plusieurs questionnements et a semblé rassurer certains citoyens. La centrale qui produira 3,3 MW sera construite à quelques mètres de l’ancienne centrale et devrait être en service au printemps 2013.






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Près de 200 personnes se sont déplacés hier pour s’informer sur le projet de mini-centrale hydroélectrique à Shannon.





La firme BPR, qui fait les études préalables à la construction d’un tel barrage, était au Centre communautaire de Shannon pour expliquer le projet, en compagnie du maire et des membres du conseil municipal. Des explications claires, appuyées de cartes et modélisations 3d, avec une chronologie de ce qui a été fait et des étapes à venir. Certaines exigences avaient été faites à BPR pour le projet. Laisser en place le parc et considérer la présence du saumon dans la rivière Jacques-Cartier, entre autres.

Ainsi, la firme a expliqué le fonctionnement de la passe migratoire qui sera construite pour que les saumons puissent éventuellement monter le cours de la rivière. Éventuellement, car ils ne monteraient pas encore naturellement jusqu’à Shannon. La centrale dite «au fil de l’eau» ne changera pas le débit de la rivière ni en amont, ni en aval de la rivière, ont expliqué les gens de BPR. Elle prendra 40 m³ d’eau à la seconde, et le reste sera détourné dans un bras de quelques dizaines de mètres. Le niveau de l’eau, en amont du barrage, devra toutefois être augmenté. Une augmentation de 2,5 m à la hauteur de la base militaire, et de 0,9 m à la hauteur de Saint-Gabriel-de-Valcartier. Ainsi, sur une distance de 12 kilomètres, un total de 22 hectares (220 000 mètres carrés) seront inondés, en bordure de la rivière. La rivière reviendra à un niveau semblable à ce qu’elle était lorsque l’ancien barrage était en service. En cas de cru, on ouvrira les vannes du barrage.

La rampe de mise à l’eau n’aura finalement pas à être déplacée, comme on le croyait au départ. Ni la page, ni le parc ne subiront de modifications. BPR a aussi proposé à la ville d’aménager un tracé de compétition en eau vive pour le rapide de Gosford. L’accès à l’île (entre la rivière et le bras de contournement) sera conservé. La firme a aussi indiqué que les poteaux électriques servant à transporter l’électricité ne seront guère plus imposants que ceux qu’on retrouve dans les rues des quartiers résidentiels. Toutes les études seront disponibles sur le site Internet lorsque la municipalité les aura reçues, a indiqué le maire Clive Kiley. L’opposition au projet semble quant à elle de plus en plus marginale.




«Le Saumon doit passer à travers.»



La Corporation de bassin de la Jacques-Cartier (CBJC) exige quant à elle que le saumon puisse monter et descendre la rivière avec le moins de contraintes possible. La CBJC est d’avis qu’une centrale hydroélectrique sur une rivière à Saumons est «un obstacle de plus dans le cycle vital de cette espèce».

«Au-delà de l’ensemble des avantages sociaux et économiques visés par ce projet, nous croyons qu’il devrait non seulement réduire ses impacts environnementaux au minimum, mais surtout contribuer concrètement à la poursuite de la restauration de la Jacques-Cartier de façon à ce que tous en ressortent gagnants», d’indiquer le président de la CBJC, Claude Sauvé. La Corporation n’a pas l’intention d’appuyer ou pas le projet. Leur principale préoccupation est de s’assurer qu’un tel projet «contribue positivement à une meilleure gestion intégrée de l’eau dans une démarche de développement durable». Des discussions entre la CBJC et la municipalité de Shannon sont toujours en cours, et le climat est «fort positif», indique-t-on du côté de la Corporation.






- Luc Fournier, journal Le Jacques-Cartier.





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- Présentation de la rivière Jacques-Cartier.




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Locations de la rivière Jacques-Cartier.




La rivière Jacques-Cartier, d’une longueur de 177 km, est située au centre-sud du Québec, et est facilement accessible sur presque tout son parcours, à partir de sa source dans les Laurentides, à mi-chemin entre Chicoutimi et Québec, jusqu’à son embouchure à 30 km à l'ouest de la ville de Québec.

Protégée en majeure partie par le parc provincial de la Jacques-Cartier au nord et par des acquisitions publiques de territoires riverains plus au sud (77 % des rives sont la propriété du gouvernement), la rivière Jacques-Cartier doit son intégration au Réseau de rivières du patrimoine canadien à sa beauté remarquable, à son vaste potentiel récréatif et à ses valeurs patrimoniales représentatives de l'évolution naturelle et du développement humain du Québec.



- Géographie :


Le bassin de la rivière se divise en deux ensembles géographiques distincts: la section haute au nord, dans les Laurentides, et la section basse située au sud, dans la vallée du Saint-Laurent et le bord méridional du Bouclier canadien.


- Section haute de la rivière :

La section haute du bassin de la rivière débute au nord de Tewkesbury. Les terres boisées et inhabitées de cette partie des Laurentides sont protégées à la fois par une réserve faunique et un parc de conservation. Ce dernier, d'une superficie de 670 km conserve intégralement la partie plus encaissée de la vallée.


- Section basse de la rivière :


La section basse s'étend depuis Donnacona jusqu'à Tewkesbury; de grandes propriétés privées et publiques préservent la majeure partie des rives qui sont, par ailleurs, partiellement défrichées et peu urbanisées. La population se répartit parmi six petites municipalités riveraines : Donnacona (5 900 h), Pont-Rouge (3 850 h), Sainte-Catherine (3 590 h), Shannon (3 620 h), Saint-Gabriel-de-Valcartier (3 160 h) et Tewkesbury (3 690 h).


- Patrimoine naturel :


D'une beauté remarquable voire spectaculaire dans le parc provincial de la Jacques-Cartier, la rivière du même nom témoigne de l'évolution géologique du Québec méridional. L'intérêt de son corridor réside dans le fait qu'il recoupe deux domaines structuraux hautement représentatifs du Québec, soit le Bouclier canadien au nord et les Basses-Terres du Saint-Laurent au sud. Dans sa partie nord, sur une longueur de 160 km depuis sa source jusqu'à la localité de Pont-Rouge, la Jacques-Cartier parcourt la province de Grenville, la plus jeune des provinces tectoniques du Bouclier canadien (955 millions d'années).

À l'extrémité sud, sur environ 17 km, la rivière traverse la région des Basses-Terres du Saint-Laurent formées essentiellement de roches sédimentaires du Paléozoïque inférieur (500 millions d'années), facilement observables au pittoresque site de pêche Déry, à Pont-Rouge. La Jacques-Cartier doit sa configuration actuelle à une longue évolution reliée à divers processus géomorphologiques passés et actuels.

Rajeunies par des soulèvements successifs, les Laurentides ont été modelées en de profondes vallées par le réseau hydrographique pré-glaciaire le long des lignes de faiblesse de la structure géologique. Par la suite, les glaciations quaternaires ont façonné la partie nord de la rivière en auge et ont participé à la fertilité des Basses-Terres où se déverse la rivière.

Dans les Basses-Terres, lors de la fonte des glaciers, les eaux de fusion glaciaire ont construit d'immenses deltas à leur contact avec la mer de Champlain. Avec le départ graduel des eaux de cette mer, la rivière s'est encaissée dans les sédiments martes façonnant ainsi plusieurs niveaux de terrasses encore observables dans la région de Pont Rouge et de Sainte-Catherine. C'est à partir de cette période que le cours actuel de la Jacques-Cartier s'est fixé et que la remarquable gorge du site de pêche Déry, longue de 1500 m et profonde de quelques dizaines de mètres, a été creusée dans les calcaires fossilifères.


- Flore :

La végétation aurait évolué progressivement, la toundra faisant place à la taïga, supplantée à son tour par les forêts denses de conifères, puis par des peuplements feuillus. La vallée de la Jacques-Cartier contraste ainsi avec les parois dénudées des auges glaciaires de l'ouest et du nord canadien. En effet, sa végétation est abondante et diversifiée. Ce phénomène constitue une intrusion remarquable de la végétation feuillue du sud dans la forêt boréale de conifères.


- Faune :

La vallée abrite une faune typique des forêts mixtes de l'est du Canada. On dénombre 23 espèces de mammifères dont l'original, l'ours noir, le raton laveur et même le cerf de Virginie; 104 espèces d'oiseaux incluant l'aigle-pêcheur et la crécerelle d'Amérique et enfin 16 espèces de poissons dont l'omble de fontaine qui est particulièrement abondante, et le Saumon de l'Atlantique, en voie de réintroduction.


- Patrimoine culturel :


Malgré son rôle historique secondaire, la Jacques-Cartier apporte des éléments précieux à la compréhension de l'histoire et de la préhistoire du Québec et du Canada.


- Préhistoire :


Ces terres semblent riches d'un long passé, car la Jacques-Cartier relie deux régions d'importance, soit la vallée du Saint-Laurent et le Saguenay /Lac-Saint-Jean. On présume que les Autochtones auraient utilisé la vallée de la Jacques-Cartier à la fois comme voie de communication et comme territoire de chasse et de pêche depuis environ 7 000 ans. Plus de 50 sites présenteraient un potentiel archéologique.


- Histoire :


Les rives du St-Laurent ont été occupées successivement par les Iroquoiens, les Algonquins et les Européens au XVIIe siècle, alors que les terres de l'intérieur auraient été exploitées par les Attikameks et les Montagnais. Selon de rares données, les Hurons de Lorette partageaient alors avec les nations algonquines l'arrière-pays et cela, dans la mesure où ces terres n'étaient pas occupées par les Euro-québécois. Enfin, l'énigmatique tracé du sentier des Jésuites, entre Québec et le lac Saint-Jean, correspondrait en partie à un sentier emprunté par les chasseurs autochtones depuis des siècles.

Le développement riverain de la Jacques-Cartier illustre de façon éloquente les grandes périodes de colonisation au Québec. À l'embouchure, la subdivision des terres en seigneurie, la toponymie et l'architecture rappellent la période française. Après la Conquête de 1759, les Anglais s'implantèrent sur les rives en amont et subdivisèrent les terres selon leur système, le township. Les cantons de Stoneham et de Tewkesbury en sont de bons exemples. Avec l'arrivée des nouveaux immigrants, l'industrie commence à se développer.

Au début du XIXe siècle, l'industrie du bois et l'agriculture florissaient. Plusieurs moulins à scie et de nombreux moulins à farine s'érigèrent alors le long de la rivière. À cette même époque, la pêche sportive au saumon connaissait son apogée si bien qu'en 1854 l'adoption d'une loi pour conserver cette espèce devint nécessaire. Malgré cela, le saumon devint de plus en plus rare puis disparut complètement avec la construction de barrages et l'utilisation intensive de la rivière à des fins industrielles.

Les activités commerciales reliées à la coupe de bois dans l'arrière-pays, sa transformation et la construction de nombreux barrages hydro-électriques marquèrent le développement de cette région jusqu'au début des années 1970. Une prise de conscience collective des valeurs patrimoniales de cette vallée amena, en 1981, la création du parc provincial De la Jacques-Cartier.


- Sites d'intérêt historique et culturel :

Derniers témoins d'ouvrages de fortification en terre et en pieux de la guerre de Sept Ans, les vestiges du fort Jacques-Cartier, au confluent de la Jacques-Cartier et du Saint-Laurent, évoquent l'avant-dernier poste de résistance française avant la Conquête anglaise.


• Le manoir Allsopp (milieu du XVIIIe siècle) est classé monument historique. Il atteste de l'essor économique de son propriétaire et de la région. Georges Allsopp fut le plus important producteur de farine de tout le Bas-Canada.


• Le site Déry (1804) avec sa maison, son pont à péage et ses fosses à saumon confirme l'extrême popularité de la pêche sportive dans la Jacques-Cartier au début du XIXe siècle.


• Le moulin Marcoux, construit en 1870 et récemment restauré, est un exemple des nombreux moulins à farine qui se dressaient le long de la Jacques-Cartier au siècle dernier.



- Valeurs récréatives :


La rivière Jacques-Cartier, située à moins d'une heure de la ville de Québec, attire annuellement des milliers d'amateurs de pêche et de plein air. Elle offre une gamme importante et diversifiée d'activités dont les plus prisées sont, sans conteste, la pêche et la descente de rivière.

- Pêche :


Le Saumon de l'Atlantique fait l'objet d'un programme de restauration dans lequel on prévoit l'ouverture de la pêche au saumon à l'été 1990, entre les localités de Donnacona et de Pont-Rouge. La pêche à l'Omble de fontaine (Truite mouchetée) continue de jouir d'une grande popularité. Les pêcheurs peuvent également capturer la Truite brune, la Truite arc-en-ciel, le brochet et le Doré à l'embouchure.


- Descente de rivière :


L'intérêt que suscite la Jacques-Cartier auprès des adeptes de canotage et de descente en radeau pneumatique dépasse largement les limites du Québec. Chaque année, un nombre impressionnant de visiteurs font le parcours de canot-camping entièrement aménagé et facilement accessible du parc de la Jacques-Cartier. Quoique marginaux, cinq autres trajets de canoë-kayak totalisant 33 km sont fort utilisés entre Donnacona et Tewkesbury. Les descentes en radeau pneumatique connaissent pour leur part une popularité croissante.

Autres activités : D'autres activités peuvent être pratiquées le long de la rivière tout en profitant de la beauté du milieu. Mentionnons l'escalade, la randonnée à bicyclette, la randonnée pédestre, le ski de randonnée, le pique-nique, l'interprétation et l'observation de la nature.


- Renseignements pour les visiteurs :


Parc national de la Jacques-Cartier : Avant d'explorer la vallée, les visiteurs sont invités à se rendre au centre d'accueil du parc de la Jacques-Cartier. Ils y trouveront un accueil chaleureux et des informations leur permettant de profiter pleinement de leur séjour. On y propose des activités d'interprétation variées et captivantes : expositions permanentes, diaporamas, visites guidées et démonstrations diverses. De mai à octobre, le parc de la Jacques-Cartier met à la disposition des visiteurs des services de qualité reliés au camping, à la randonnée pédestre et cycliste, au canotage, au canot-camping, à l'escalade et au pique-nique.

Il est possible de louer au centre d'accueil du parc divers équipements reliés aux activités de plein air se pratiquant dans le parc. On y offre également un cours d'initiation au canotage et un service de transport par minibus pour les usagers et leur matériel. Durant la saison hivernale, le parc est ouvert aux amateurs de ski de randonnée (pistes non balisées) et d'escalade sur glace (autorisation requise). Les personnes intéressées à faire des excursions de plus d'une journée doivent réserver.


- Territoire hors-parc :


Au sud du parc, de nombreux parcs urbains donnent accès à la rivière et permettent aux visiteurs d'observer la nature, de pique-niquer dans des endroits amenagés et de pratiquer la randonnée pédestre ou le ski de randonnée. De plus, cinq pavillons d'interprétation répartis à divers endroits donnent des informations sur la région. Des descentes de rivière en radeau pneumatique sont organisées à Sainte-Catherine et à Tewkesbury par des compagnies privées.


- Hébergement :

Dans le parc, les visiteurs disposent d'emplacements de camping et de chalets. Les municipalités riveraines plus au sud – Donnacona, Pont-Rouge, Sainte-Catherine, Saint-Gabriel-de-Valcartier, Stoneham et Tewkesbury, offrent des services complets de restauration et d'hébergement.


- Accès :

L'accessibilité au secteur nord de la rivière est assurée par la route 175, via le parc provincial de la Jacques-Cartier. De Québec, les visiteurs peuvent aussi atteindre rapidement le secteur sud de la rivière par l'autoroute 40. Les routes régionales du Brûlé, Montcalm, Dublin, et la route 369, donnent accès au corridor riverain entre Donnacona et Shannon, interrompu à cet endroit par la Base militaire de Valcartier. La localité de Tewkesbury est accessible par les routes 369 et 371.


- Cartes topographiques :


La rivière Jacques-Cartier figure sur les cartes du Système national de références cartographiques à l'échelle 1:250 000 sur les cartes 21L et 2 M, et à l'échelle 1:50 000 sur les cartes 21M/3, 21L/12-14. On peut se procurer ces cartes au Bureau des cartes du Canada, 615 rue Booth, Ottawa (Ont.) K1A 0E9. Téléphone : (613) 995–4510.





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- Un site d'intérêt, la Maison Déry.




Le site de pêche Déry, classé site historique par le gouvernement du Québec en 1984, est d’une dimension d’environ 245 000 mètres carrés. Il comprend l’ancienne maison du péager, un pont, un tronçon d’un ancien chemin, des gorges et une portion de la rivière Jacques-Cartier dans laquelle on retrouve quatre fosses à saumon. Un site archéologique inscrit à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec est également associé au lieu.

Dès la fin du XVIIIe siècle, ce lieu fut un point important du réseau des communications terrestres entre Québec et Montréal. Il a d’ailleurs abrité un des premiers ponts à péage (1804) du Québec. Le pont surplombant la gorge Déry est le dernier d’une série de ponts érigés sur le site. Réputé pour ses fosses à saumon, le lieu est également associé à l’histoire de la pêche au saumon sur la Jacques-Cartier. Il doit son nom à la famille Déry qui l’a habité pendant 120 ans (1816-1936).

Construite en 1804 et agrandie vers 1864, la maison Déry, qui compte parmi les plus anciennes résidences de Pont-Rouge, est représentative de la maison rurale du début du XIXe siècle.



- Une journée à la pêche.

Il fut un temps où pêcher près du pont Déry était une aventure extraordinaire. Le saumon, roi des rivières, s’y pointait les nageoires au mois de juin. Fougueusement, il remontait les rapides en effectuant des sauts à donner le vertige. Les fosses situées près du pont lui permettaient de faire des pauses bien méritées. C’est là que le pêcheur pouvait le ferrer jusqu’à la mi-octobre…





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Aquarelle par Léonce-E Cuvelier.


Au XIXe siècle, les officiers britanniques, passionnés de pêche sportive, découvrirent le site. En fait, ils l’adoptèrent… L’histoire rapporte d’ailleurs que la Couronne, propriétaire des lieux dès 1818, en fit La Réserve de l’ordonnance Jacques-Cartier, un club privé où les officiers de la garnison de Québec s’adonnaient à leurs loisirs et activités préférés. Nombreux furent-ils à dévaler en diligence ou en calèche la tortueuse côte Déry dans l’espérance de rapporter à Québec de beaux saumons dodus. Armés de mouches, de lignes, de gaffes ou d’épuisettes, ils descendaient près des fosses où les attendait, sans se méfier, « celui qui saute ».

Après une pêche fructueuse, des célébrations s’imposaient dans la maison du pont. Après tout, les pêcheurs n’avaient-ils pas bravé les féroces moustiques assoiffés de sang pour dompter le roi de la rivière ? Quoi de mieux pour fêter une pêche « miraculeuse » qu’un délicieux festin arrosé de quelques verres de punch, le tout suivi de quelques pas de danse avec les « jeunesses » gens du village, attirés par le rythme entraînant d’un air de violon.







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- C.B.J.C. - Corporation du Bassin de la Jacques-Cartier.





La Corporation de restauration de la Jacques-Cartier (CRJC) était un organisme à but non lucratif fondé en 1979 avec comme mission la restauration, la conservation et la mise en valeur de la rivière Jacques-Cartier. La réintroduction du saumon atlantique dans la rivière a été la pierre angulaire de sa mission depuis sa fondation et la corporation est mandataire de Faune Québec pour la gestion de la ZEC saumon de la Jacques-Cartier depuis 1991. La Corporation s’est transformée en organisme de bassin versant (OBV) à la mi-juin 2004 et a donc élargi sa mission à la gestion intégrée sur le bassin versant de la Jacques-Cartier. Elle a modifié son nom suite à cette transformation pour devenir la Corporation du bassin de la Jacques-Cartier (CBJC).


Cette transformation a amené la Corporation à redéployer ses activités pour les inscrire de façon plus accentuée dans une perspective de gestion intégrée par bassin versant en partenariat notamment avec les municipalités locales et régionales, Faune Québec, le ministère de l’Environnement du Québec et des partenaires privés. En 2009, la CBJC agrandit son territoire afin de devenir l'une des 40 zones de gestion de l'eau annoncée par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (loi 27) lors du redécoupage du Québec méridional. Ce processus permet que tous les bassins versants soient pris en compte dans les processus de connaissance, de protection et de gouvernance de l'eau.







- Projets - Saumon Atlantique.


- La réintroduction du saumon atlantique dans la rivière Jacques-Cartier.




Au siècle dernier, le saumon atlantique abondait dans la rivière Jacques-Cartier et il y faisait l'objet d'une importante exploitation, tant commerciale que sportive. L'aménagement d'un barrage à l'embouchure de la rivière en 1913 conduira à la disparition de la population. Le saumon ne devient que l'objet de légende jusqu'à ce que des efforts de réintroduction du saumon s'amorcent en 1979. Dès lors, de nombreux intervenants ont investi des efforts et des sommes d'argent considérables afin de réintroduire l'espèce dans la rivière. Ces efforts se sont soldés par la montaison de près de 1200 saumons en 1990. Cependant, les réjouissances ont été de courtes durées puisque la montaison de saumons a dès lors amorcé une décroissance importante qui a conduit à l'imposition d'un moratoire sur la pêche sportive en 2004. Depuis 2009, la loi interdit tout simplement la pêche aux saumons dans la rivière.

Le présent document se veut un bilan des efforts investis pendant 25 ans, soit de 1981 à 2006, pour réintroduire une population de saumon atlantique dans la rivière Jacques-Cartier.



- Rapport du bilan de 25 ans d'effort - 1981 à 2006.





- Production salmonicole.


Le projet consiste à produire 3 800 000 alevins sur une période de 10 ans (de 2002 à 2012) afin d'accélérer le retour des saumons dans la rivière Jacques-Cartier. La production des oeufs se fait à la pisciculture de Tadoussac grâce à une entente de partenariat avec l'Association de la Rivière Sainte-Marguerite. Des géniteurs provenant de la rivière Jacques-Cartier sont frayés à chaque année à Tadoussac. Les oeufs étaient transportés jusqu'en 2010, vers les incubateurs du LARSA (Laboratoire régional des sciences aquatiques) de l'université Laval. A partir de 2011, les oeufs seront exclusivement produits à la pisciculture de Tadoussac. De ceux-là, environ 5000 œufs grandiront dans les classes de diverses écoles grâce au projet de trousse éducative. À la fin juin, les alevins sont ensemencés dans la rivière Jacques-Cartier, dans le parc national de la Jacques-Cartier.


Le financement provient de la Fondation ALCOA, la société RSP Hydro et la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement. Les partenaires de ce projet sont le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec ainsi que la SÉPAQ.



- Rapport d'ensemencement du saumon atlantique en 2009.





- Transport du saumon atlantique

La CBJC transporte chaque année les saumons atlantiques capturés à la passe migratoire de Cap-Santé, jusqu’au parc national de la Jacques-Cartier. C’est dans ce secteur que les sites de fraie sont les plus beaux. Le transport leur évite les multiples obstacles plus ou moins franchissables que l’homme a construit au fils des ans sur la rivière Jacques-Cartier.

Les transports, qui ont commencé depuis 2001, permettrons de donner un bon coup de pouce à l'espèce. Les pronostics pour le futur sont prometteurs.

La montaison totale pour l'année 2010 se chiffre à 390 saumons, 368 ont été transportés avec succès, soit 198 rédibermarins et 170 madeleineaux. Pour acheminer les géniteurs vers leur site de fraie dans le parc national de la Jacques-Cartier, 71 transports auront été nécessaire et 2 autres transports ont été effectués vers Tadoussac. Vingt-deux saumons sont décédés avant ou pendant le transport. La mortalité des saumons à la passe migratoire s'explique par une forte canicule ayant sévi du 5 au 19 juillet, la température de la rivière Jacques-Cartier ayant atteint 28,5°C.



- Rapport de transport pour la saison 2010.





- Dévalaison du saumon atlantique.

Depuis 2005, les centrales de production hydroélectrique Bird et McDougall de la rivière Jacques-Cartier font l’objet d’une attention particulière de la part de la CBJC. En effet, pendant la période de dévalaison des saumoneaux, la CBJC a pour mandat d’effectuer une surveillance accrue et de valider l’efficacité des mesures misent en place visant à assurer la sécurité de ceux-ci. Ces mesures concernent notamment l’évaluation du moment le plus approprié pour la mise en place des grilles fines sur les grilles grossières des centrales ainsi que le contrôle de leur efficacité.

En 2009, compte tenu de l’excellente performance des systèmes de grilles fines installées aux centrales du barrage Bird, les efforts d’observation ont été concentrés surtout à la centrale McDougall, laquelle est considérée plus problématique sur le plan de la migration des saumoneaux. Le canal de dévalaison de la centrale Bird I est cependant demeuré sous observations visuel régulier, afin d’obtenir une estimation de l’ampleur des migrations journalières de saumoneaux. Ce sont ces observations qui conditionnaient le niveau de précautions à adopter pour diminuer les risques de mortalité sur les grilles de la centrale McDougall.

Jusqu'en 2009, la CBJC était mandatée par la compagnie Algonquin Power Systems pour effectuer le suivi à la centrale de Cap-Santé. Depuis, les caméras installés par la compagnie permettent d'en effectuer le suivi quotidien.






- Trousse éducative sur la biologie du saumon atlantique.


La trousse éducative porte sur la biologie du saumon Atlantique sur une rivière à saumon, soit la Jacques-Cartier pour notre région. Elle vise les jeunes du 3e cycle du primaire. La trousse a été préparée conjointement avec la fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA), avec le soutien de la Fédération du Saumon Atlantique (FSA), de la fondation de la faune du Québec (FFQ) et du MRNF. Elle comprend un cédérom interactif, un cahier d’apprentissage pour l’étudiant, un cahier pédagogique pour l’enseignant et un incubateur éducatif. La participation fiancière de quelques partenaires permet à la CBJC de superviser les incubateurs de plusieurs écoles des commissions scolaires de Portneuf, de la Capitale-Nationale et de Central Québec. Ceci touche 500 élèves par année depuis 2004. La FQSA propose aussi la trousse éducative dans plusieurs écoles du Québec qui sont à proximité d'une rivière à saumon.


En 2010, le projet concernait 18 incubateurs dans 14 écoles de 4 commissions scolaires. À partir de la fin février, les élèves mettent en place l'aquarium servant d'incubateur dans les classes. Par la suite, la CBJC distribue environ 3500 oeufs de saumon dans ces écoles. Les élèves peuvent suivre le développement des oeufs dans leur incubateur et ainsi compléter leur éducation sur la biologie du saumon. Au mois de juin, ils procédent eux-mêmes à la mise à l'eau des alevins dans la rivière Jacques-Cartier.





- Rapport 2010 de la trousse éducative.






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- 3 mars 2011





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Fédération Québécoise pour le Saumon Atlantique.




La FQSA s’oppose à la construction d’un barrage sur la Jacques-Cartier.




Québec, le 3 mars 2011 – Dans le cadre du projet de construction d’une mini-centrale hydroélectrique sur la rivière Jacques-Cartier dans la municipalité de Shannon, la Fédération québécoise pour le Saumon atlantique (FQSA) maintient l’opposition claire et ferme à la construction de tout barrage dont l’implantation est projetée dans des zones déjà colonisées par le saumon. Cette résolution fut adoptée lors de l’Assemblée générale annuelle des membres de la FQSA en avril 2009, et réitérée en 2010.



À cet effet, la FQSA demande :



- 1 - Au Gouvernement du Québec que tout projet de développement hydroélectrique sur une rivière à Saumon soit obligatoirement soumis au processus des audiences publiques en environnement (BAPE) .

- 2 - Au ministère des Ressources naturelles et de la Faune d’intensifier la poursuite des opérations de restauration du Saumon dans la rivière Jacques-Cartier.

- 3 - Au ministère de l’Environnement, du Développement durable et des Parcs d’accélérer le processus de création d’une aire protégée afin de préserver l’intégrité écologique du corridor riverain de la rivière Jacques-Cartier.



La FQSA a été l’une des parties prenantes à l’origine du projet de restauration du Saumon de la rivière Jacques-Cartier et représente les intérêts d’une vaste coalition de supporteurs unissant leurs voix pour la cause Saumon au Québec.







- Yvon Côté, président de la Fédération Québécoise pour le Saumon Atlantique ( F.Q.S.A.).





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Secteur du parc national De la Jacques-Cartier.






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Secteur De la Vallée au parc national De la Jacques-Cartier, vu du mont Andanté.

Cette vallée a bien failli être inondée par les eaux de barrages hydroélectrique.









1972 - Menace d'un méga-développement hydroélectrique sur la Jacques-Cartier.


Le réseau hydrographique naturel de cette rivière à déjà été menacé.






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Le biologiste, professeur à l'université de Laval et militant écologiste, Jean Bédard.




Tout le monde en parlait.


La rivière Jacques-Cartier, victoire des écologistes ?


Émission télé de Radio-Canada. Saison 1. Épisode 3.


Voici un lien d'une vidéo sur la battaille de la Jacques-Cartier.



En 1972, Hydro-Québec projette d’aménager l’une des plus belles rivières du Québec, la Jacques-Cartier, située non loin de Québec.

Mais un mouvement populaire sans précédent forcera la société d’état à renoncer à son projet.

De plus, il entraînera la création du parc provincial De la Jacques-Cartier.












Et d'une petite balade sportive en canot sur la Jacques-Cartier, secteur La Vallée.








- Écouter à ce lien audio au sujet de la construction d'un nouveau barrage sur la rivière Jacques-Cartier près de Shannon.







- VOICI LE SUIVI DE LA POPULATION DE SAUMON ATLANTIQUE AU PARC NATIONAL DE LA JACQUES-CARTIER (2008).


Au début du XIXe siècle, la rivière Jacques-Cartier représentait un site exceptionnel de pêche au Saumon atlantique. De 1857 à 1975, l’habitat du Saumon atlantique fut transformé en véritable couloir de bois, où les conifères du massif des Laurentides descendaient par flottage sur la rivière. La drave la pêche et la construction d’un barrage à Donnacona contribuèrent à la détérioration de la rivière Jacques-Cartier, puis à la disparition du Saumon en 1920. À la suite de plusieurs actions, dont la construction d’une passe migratoire à l’embouchure de la rivière, le Saumon atlantique fut de retour dans la rivière Jacques-Cartier. Depuis 1987, la Corporation du bassin de la Jacques-Cartier effectue le transport de Saumons de la passe migratoire jusqu’au parc national De la Jacques-Cartier afin de faciliter le retour de l’espèce dans les lieux de fraie protégés.


Les Saumons capturés à la passe migratoire de Cap-Santé demeurent dans une cage de 12 h à 24 h avant leur départ. Ils sont ensuite transportés jusqu’au parc par camion dans un bassin spécialement conçu pour eux, où la température de l’eau ainsi que le taux d’oxygène sont contrôlés. Le site de remise à l’eau des Saumons est situé en amont du pont de la rivière Sautauriski. Avec ses eaux tumultueuses bien oxygénées, sa température qui demeure froide tout au long de l’année et sa composition granulométrique idéale, cette rivière représente le milieu parfait pour la reproduction du Saumon atlantique.


Depuis quatre ans, le nombre de Saumons transportés au parc est en progression. Ainsi, nous avons reçu 184 Saumons en 2004, 194 en 2005, 212 en 2006 et 213 Saumons en 2007. Actuellement, même si nous connaissons le nombre de Saumons qui sont transportés, nous ne possédons, par contre, que très peu d’information sur la population de Saumon qui fréquente les rivières Jacques-Cartier et Sautauriski. Afin d’acquérir de meilleures connaissances sur cette espèce, un suivi de la population débutera en 2008. En collaboration avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, une dizaine de stations seront établies dans chacune de ces rivières. À chaque station, des Saumons seront capturés afin d’évaluer l’indice d’abondance relative des juvéniles. Cet indice nous permettra de mieux connaître le succès de reproduction du Saumon et, par le fait même, l’état de santé de la population de Saumon atlantique.


Des données telles que la montaison, la température et le débit de l’eau seront également analysées afin de dresser un portrait plus complet de la situation de la population de Saumon atlantique et afin de caractériser également son environnement. Un tel suivi sera significatif seulement si les données sont prises annuellement, et ce, sur une période minimale de dix ans. Nous nous engageons donc à suivre à long terme la population de Saumon atlantique pour la connaître davantage et pour être ainsi en mesure de prendre les meilleures décisions de gestion pour la protéger.


- Par Nathalie Rivard, responsable du service de la conservation et de l’éducation, parc national De la Jacques-Cartier.






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Voici le lien du site de Fondation Rivières.





Voici une carte du bassin versant de la rivière Jacques-Cartier.




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À moins de 30 minutes de Québec, première ville française de l'Amérique du Nord, le parc national De la Jacques-Cartier offre un paysage grandiose caractérisé par un contraste saisissant : un vaste plateau montagneux fracturé par des vallées aux versants abrupts. La plus spectaculaire d'entre elles, la vallée de la Jacques-Cartier, présente un encaissement de plus de 550 m où serpente une rivière tantôt calme, tantôt agitée. Dans la forêt où se côtoient bouleaux jaunes, érables à sucre et épinettes noires, la nature inspire la paix et le respect. En hiver, le charme grandiose de ce panorama n'hiberne pas! Revêtu de son manteau blanc, il enveloppe ce lieu d'une féerie qui vous laissera sans voix.





Cliquez ce lien pour connaître la gamme des activités vous permettant de découvrir ce parc !



Voici le lien de la SEPAQ, le plus grand réseau de plein air au Québec.




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Modifié par Thor, 08 March 2011 - 17:59 PM.


#25 Thor

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Posté 28 February 2011 - 20:26 PM

Bonjour !





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Atlantic Salmon Federation / Fédération du Saumon Atlantique.




- Quebec Salmon Rivers .



Roaring salmon rivers of the North-Shore, crystal-clear emerald green rivers in the Gaspe, and historic rivers of the Saint-Lawrence South Shore fished since the 1600s, show the array and diversity of salmon rivers in Quebec.

While some Quebec rivers are meeting spawning targets, not all is well. Five rivers branching from the upper portions of the Saint-Lawrence lost their salmon runs, some more than a century ago. In only one, the Jacques-Cartier, was the salmon run restored. Hydro dams continue to be barriers to migration upstream and down on many other rivers. The Saint-Francois River, emptying into the Saint-Lawrence just downriver from Montreal, is thought to have been the most "upstream" Saint-Lawrence tributary to have had truly anadromous, i.e. sea-run, salmon.

Quebec is divided into two parts, the second being the North Quebec (Ungava) rivers. Note that in addition to the salmon rivers mentioned on these maps, one further river exists - the Nastapoka River, on Hudson Bay's eastern side which is the only stream in that large sea to have a salmon run.





- Les rivières de Saumon du Québec.


Des impétueuses rivières à Saumons de la Côte-Nord aux limpides rivières vertes-émeraudes de la Gaspésie aux rivières patrimoniales des rives de l’ouest du golf du Saint-Laurent pêcher depuis le XVIIe siècle en passant par les eaux arctiques de la baie d’Ungava à l‘extrême Nord du Québec, montrent la grande diversité diversités des rivières à Saumons atlantiques du Québec.

Alors que plusieurs rivières du Québec atteignent leurs cibles de montaison pour le frai du Saumon Atlantique, d’autres malheureusement ont été condamnées par la modernité. Cinq rivières de la partie supérieure du fleuve Saint-Laurent ont perdu leurs Saumons atlantiques et certaines disparussions dates de plus d'un siècle. Une seule rivière, la Jacques-Cartier, où était abondant le Saumon Atlantique autrefois, a été en partie, restaurée. Des barrages hydroélectriques continuent, malheureusement d'être encore des obstacles à la montaison et à la dévalaison comme c’est le cas pour plusieurs autres anciennes rivières à Saumons dans le monde. D’ailleurs certain pense que la rivière Saint-François, qui se jeter dans le lac Saint-Pierre en aval de Montréal ou juste à l‘amont de Trois-Rivières, a été la rivière à Saumons Atlantique la plus en amont ou si vous voulez la plus à l’ouest du fleuve Saint-Laurent. Il y aurait eu de véritablement migration de Saumons anadromes, c'est-à-dire anadromes de Saumon Atlantique.


Les rivières à Saumons Atlantique du Québec sont divisées en deux parties, la deuxième étant les rivières du nord Québec (Ungava), qui sont situées sur une autre page. Il est à noter qu'en plus des rivières à Saumons Atlantique mentionnés sur ces deux cartes, une autre rivière existe - la Rivière Nastapoka, sur la côte est de la baie d'Hudson, qui est la seule rivière de cette grande mer froide à recevoir une migration de Saumon Atlantique.








Voici les cartes de répartition des rivières à Saumons Atlantique de la partie sud-est du Québec.




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Carte de répartition historique du Saumon Atlantique au Québec.








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Carte de répartition actuelle des rivières à Saumons Atlantique au Québec.








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Carte de répartition des rivières pour la disparition des Saumons Atlantique au Québec.








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Carte des rivières en voie d'être restaurées du Saumon Atlantique au Québec.










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- 27 février 2011





Shannon pourrait devoir se soumettre aux évaluations du BAPE.







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Assemblée du B.A.P.E. (Bureau d'Audiences Publiques sur l'Environnement).





La municipalité de Shannon pourrait devoir se soumettre aux études d'impact environnemental du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) avant de mener à terme son projet de mini-centrale sur la rivière Jacques-Cartier. Selon ce que rapportait ce samedi le journaliste Louis-Gilles Francoeur du Devoir, ce processus serait requis étant donné la superficie du réservoir qui sera créé par ce barrage. Le maire de Shannon, Clive Kiley, se dit surpris d'apprendre la nouvelle. « On croyait qu'avec un barrage en bas de cinq kilowatts, ça ne prenait pas le Bureau des audiences publiques sur l'environnement », indique-t-il. Il admet que ce nouveau délai retardera la réalisation du projet.

En juin dernier, Hydro-Québec a donné son aval au projet de Shannon, dans le cadre de son programme d'achat d'électricité provenant de centrales hydroélectriques de moins de 50 mégawatts. La Ville de Shannon souhaite produire et vendre de l'électricité d'ici 2012. Selon le maire de Shannon, le projet rapporterait 700 000 $ par année à la municipalité. Selon l'ingénieur à la retraite et militant de la Fondation Rivières, Réal Reid, cette étape supplémentaire risque de faire gonfler la facture. Toutefois, c'est surtout l'obligation de maintenir un débit minimal en amont du barrage qui lui fait douter de sa rentabilité. « On garde un débit réservé, en période d'étiage, trop faible. Si on augmente ça, ça fait moins d'eau à turbiner et ça va nuire à la rentabilité du projet », souligne-t-il.



Opposition au projet.

De son côté, une résidente de Shannon, Suzanne Michaud, s'oppose à la construction de la mini-centrale. Se basant sur des déclarations antérieures du maire, elle doute de son coût de construction. « En décembre, il disait que ça peut aller jusqu'à 15 millions de dollars, et tout d'un coup, il revient à 10 millions de dollars. Son évaluation est élastique », déclare-t-elle.

Par ailleurs, le projet a été vivement critiqué en août dernier par une soixantaine de kayakistes et de canoteur. Les militants craignent que les aménagements projetés détruisent un tronçon de la rivière Jacques-Cartier prisé par les amateurs de plein air et les villégiateurs. Comme le mentionne dans l’article du journalisme du Devoir « Une étude d’impact environnementale devra être exigée parce que les travaux du barrage et de la centrale vont se retrouver sur la rivière à Saumons la plus au sud du Québec, qui donne son nom au parc national De la Jacques-Cartier. Différents organismes ont soulevé plusieurs inquiétudes à propos de la construction d’un quatrième barrage sur cette à Saumons, notamment parce que cela pourrait éliminer la possibilité de démolir les trois autres barrages en aval afin de libérer un jour la voie aux Saumons vers le parc national De la Jacques-Cartier, créé notamment pour le protéger.»


Le maire Kiley entend consulter les membres du conseil municipal afin de voir s'il doit retarder le dépôt de son règlement de projet d'emprunt prévu pour le 7 mars prochain.






- Radio-Canada, Régional, Québec.





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Modifié par Thor, 06 March 2011 - 11:53 AM.


#26 Thor

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Posté 21 March 2011 - 17:51 PM

Bonsoir !




- 3 mars 2011


Le principe de précaution.




Les effets pervers du projet de barrage de Shannon, devront être examinés avec la plus grande attention, et parmi les plus destructeur et inévitables, figure la stagnation des eaux dans la retenue du barrage, qui ne manquera pas d'entraîner leur réchauffement, alors que la température d'été de la Jacques-Cartier est déjà à la limite supérieure du supportable.

Une augmentation de quelques degrés degrés dans les conditions actuelles peut provoquer la disparition définitive du saumon et de sa pêche dans des eaux trop chaudes. Les problèmes insurmontables ne se limitent malheureusement pas à la température, Il y a aussi les éclusées pendant les périodes d'étiage, qui détruisent les frayères des saumons et nuisent à la pêche à gué sur toutes l'étendue de la rivière, ainsi que l'accumulation des sédiments vaseux et toxiques dans la retenue du barrage.

Ainsi, le projet de Shannon ne concerne pas seulement les habitants de Shannon, il va affecter directement tous les résidents du Québec qui, d'une manière ou d'une autre, auront à subir ses conséquences néfastes pendant des centaines d'années, pendant que l'énergie éolienne, la production photovoltaïque, le gaz de schiste, la biomasse... remplacent peu à peu, les micro-centrales qui dénaturent nos rivières et détruisent leur santé biologique. Ainsi, non seulement faut-il abandonner les constructions de micro-centrales dépassées par les technologies nouvelles, mais encore faut-il envisager sérieusement la démolition de celles existant déjà sur la Jacques-Cartier, afin de restituer à cette rivière son intégrité originale et, pour ses riverains et ses visiteurs, le plaisir de vivre en harmonie avec la nature, que rien ni personne ne remplacera jamais.



Conclusion: payez vous-mêmes vos taxes municipales, ne les faites pas payer par les autres.



Les autres... c'est nous.




- Guy-Noël Chaumont, Le Devoir.






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- 3 mars 2011





Biodiversité.


Le Saumon de la rivière Jacques-Cartier en danger.







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L’addition d’une autre structure qui augmenterait ses embûches pourrait avoir des conséquences sur la reproduction de l’espèce.




QUÉBEC - Le projet d’implantation d’une minicentrale électrique sur la rivière Jacques-Cartier à la hauteur de la municipalité de Shannon, soulève l’inquiétude chez les dirigeants de la Fédération Québécoise pour le Saumon Atlantique (FQSA) qui demandent l’arrêt complet du processus.

«Depuis 1979, plus de 11 millions $ ont été investis dans la réimplantation du Saumon dans la rivière Jacques-Cartier. Il ne faudrait surtout pas que l’implantation de cette centrale de 3,3 mégawatts vienne mettre en danger tous ces efforts et le Saumon lui-même, a expliqué le président de la FQSA, Yvon Côté. Nous demandons au gouvernement de mettre en place des audiences publiques sur le projet. Nous pourrons alors défendre notre position en expliquant nos doléances de façon très précise.» Le projet de centrale, qui a été accepté, a été présenté par la municipalité de Shannon qui prévoit investir 10 millions $. Les profits nets annuels seraient de l’ordre de 700 000 $. «Il est certain que ces revenus permettraient à la municipalité d’investir ailleurs sauf que pour nous, le Saumon demeure la ressource numéro un de la rivière, a précisé M. Côté. Il ne faut pas que les opérations de restauration soient affectées. Au contraire, elles doivent être intensifiées.»




Plusieurs obstacles



Il faut savoir que le Saumon a déjà plusieurs obstacles durant son parcours sur la rivière. L’addition d’une autre structure qui augmenterait ses embûches pourrait avoir des conséquences sur la reproduction de l’espèce.

«Le Saumon doit déjà franchir un obstacle à l’entrée de la rivière et par la suite la gorge Déry et finalement deux minicentrales qui sont situées dans le secteur de Pont-Rouge, a ajouté M. Côté. Même s’il y a des passes migratoires, aucune n’est efficace à 100 %, ce qui a pour effet que le Saumon est ralenti grandement avant d’atteindre son site de frai qui est plus haut que Shannon sur la rivière. Si le Saumon, qui prend déjà du retard dans son parcours, est aussi ralenti à la hauteur de Shannon, la fenêtre de migration sera retardée et par le fait même, sa reproduction parce qu’il va arriver en retard sur les sites de frai.» C’est dans cet esprit que la FQSA a adopté une résolution demandant au gouvernement que tout projet de développement hydroélectrique sur une rivière à Saumon soit obligatoirement soumis aux audiences publiques.

Elle demande aussi au ministère des Ressources naturelles et de la Faune d’intensifier la poursuite des opérations de restauration du saumon dans la rivière Jacques-Cartier. Enfin, elle voudrait que le ministère de l’Environnement, du Développement durable et des Parcs accélère le processus de création d’une aire protégée afin de préserver l’intégrité écologique du corridor riverain de la rivière Jacques-Cartier. «Nous croyons sincèrement que c’est la seule façon de préserver les efforts de tous les bénévoles qui travaillent dans le dossier depuis plus de 30 ans», a conclu Yvon Côté.



- Julien Cabana, Journal de Québec.






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- 3 mars 2011






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Communiqués :


Résolution de la FQSA (Fédération Québécoise du Saumon Atlantique) concernant le projet de construction d’un barrage et d’une centrale hydroélectrique sur la rivière Jacques-Cartier dans la municipalité de Shannon.





- Attendu que la Municipalité de Shannon a été retenue à la suite d’un appel de candidature dans le cadre du programme d’achat d’électricité pour des petites centrales hydroélectriques et qu’elle a annoncé publiquement son intention de construire sur le lit de la rivière Jacques-Cartier une centrale hydro-électrique de faible puissance (moins de 5 MW);


- Attendu que le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, appuyé par un large consensus populaire a lancé, en 1979, un projet de restauration du Saumon dans la rivière Jacques-Cartier et que des fonds publics et privés à hauteur de 11 millions $ ont été investis pour la réalisation de ce projet ;


- Attendu que le projet de restauration du Saumon de la Jacques-Cartier n’aurait pas été possible, de façon réaliste, si le projet de construction d’une centrale hydro-électrique à réserve pompée alors envisagée dans la vallée de la Jacques Cartier (projet Champigny) n’avait été arrêté par la volonté populaire des riverains et de groupements de citoyens de la région environnante de la Jacques-Cartier durant les années 1970 ;


- Attendu qu’à la suite des premiers efforts de restauration, la population de Saumon de la rivière Jacques-Cartier a connu une croissance explosive jusqu’au début des années 1990 pour ensuite entreprendre un déclin très marqué, croissance ayant néanmoins démontré, de façon tangible, la possibilité de restaurer la population de Saumons de cette rivière ;


- Attendu que les études réalisées par la Corporation de Bassin de la Jacques-Cartier conjointement avec le Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune montrent que cette situation est due à la combinaison d’un ensemble de facteurs dont, notamment, la diminution du taux de survie naturelle des Saumons en mer, l’effet négatif provenant de la réduction du programme d’ensemencement de jeunes Saumons et, enfin, l’effet des ouvrages hydro-électriques présents le long de cette rivière sur la population de Saumon ;


- Attendu que les études réalisées par la Corporation de Bassin de la Jacques-Cartier conjointement avec le Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune montrent que les Saumons adultes en migration de reproduction dans la rivière Jacques-Cartier éprouvent déjà, à l’état naturel, de la difficulté à négocier le secteur connu sous le nom de la Gorge Déry ;

- Attendu que les résultats d’études réalisées par le Conseil de Bassin de la Rivière Jacques-Cartier conjointement avec le Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune montrent que les performances des passes migratoires localisées sur les barrages McDougall et Bird sont variables et n’atteignent pas le niveau d’efficacité attendus de tels équipements ;


- Attendu que le Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune a déjà reconnu que la population de Saumon de la Jacques-Cartier était dans un état préoccupant ;


- Attendu qu’en conséquence le Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune a fermé la pêche sportive du Saumon sur la rivière Jacques-Cartier pour la période depuis 2004 jusqu’à 2013 ;


- Attendu qu’au vu de tous les éléments de problématique soulevés précédemment, il a été jugé préférable, non sans raisons et pour un temps indéterminé, de transporter tous les Saumons se présentant à la centrale hydro-électrique de la ville de Donnacona pour les remettre à l’eau dans le parc de la Jacques-Cartier, endroit où ils bénéficient de conditions optimales pour leur reproduction ;


- Attendu que cette stratégie d’intervention présente néanmoins l’inconvénient d’éloigner le projet de son objectif initial, soit de restaurer les voies naturelles de migration du Saumon et la population de cette espèce dans l’ensemble de son habitat original, et qu’il convient de ne rien entreprendre qui pourrait mettre cet objectif de restauration hors d’atteinte ;


- Attendu que la rivière Jacques-Cartier est la rivière à Saumon la plus méridionale du Québec et qu’elle est vraisemblablement déjà affectée par le réchauffement climatique, facteur venant ainsi exacerber les conditions naturelles de migration du Saumon dans cette rivière ;


- Attendu que la Corporation de Bassin de la rivière Jacques-Cartier a déjà adressé au ministre de l’Environnement, du Développement Durable et des Parcs une requête pour créer une aire protégée à même les terres publiques riveraines de la rivière Jacques-Cartier afin de les protéger contre une éventuelle privatisation et diverses formes de développement ;


- Attendu qu’à l’exemple de la Municipalité de Shannon, il n’est pas exclu que d’autres municipalités localisées le long de la rivière Jacques-Cartier puissent aussi requérir l’autorisation de construire un tel genre d’ouvrage sur des sites propices qui seraient localisés dans les limites de leurs municipalités respectives et que l’acceptation du projet de Shannon rendrait difficile, sinon impossible, un refus à l’égard d’une autre municipalité ;


- Attendu qu’en vertu du décret 337-2009 du 25 mars 2009 portant sur les « Préoccupations économiques, sociales et environnementales indiquées à la Régie de l’énergie à l’égard d’un programme d’achat d’électricité pour des petites centrales hydroélectriques », l’une des conditions d’acceptation de l’implantation d’une petite centrale hydroélectrique est que le projet doive avoir fait l’objet d’une consultation auprès de la population visée par le projet et avoir l’appui du milieu local ou régional ;


- Attendu que le projet de restauration du Saumon de la rivière Jacques-Cartier dépasse d’emblée le cadre géographique d’une municipalité et qu’il a, d’évidence, par sa valeur emblématique, une portée régionale et provinciale ;


- Attendu que le projet de restauration du Saumon de la rivière Jacques-Cartier est devenu le porte-étendard de la capacité de la société québécoise à réparer certains des dommages environnementaux du passé et qu’il se doit d’être remis à l’avant-scène.




En conséquence, la FQSA ayant été, par ses antécédents, l’une des parties prenantes à l’origine de ce projet de restauration du Saumon de la rivière Jacques-Cartier et représentant les intérêts d’une une vaste coalition de supporteurs à la cause Saumon qui, réunis en assemblée générale, ont adopté en 2009 et réitéré en 2010 une position ferme à l’égard des possibilités de développement hydro-électrique sur les rivières à Saumon :



- Juge que les connaissances actuelles sur l’effet individuel et cumulatif des trois barrages déjà existants sur la rivière Jacques-Cartier et ainsi que sur l’effet de l’obstacle naturel de la Gorge Déry sur la migration du Saumon sont parcellaires et ne permettent pas d’établir avec certitude, bien au contraire, que l’ajout d’un quatrième barrage serait sans risque grave sur la migration du Saumon et sur les possibilités de poursuivre avec succès la réalisation du projet de restauration de la rivière Jacques-Cartier ;


- Maintient l’opposition, claire et ferme, adoptée par l’assemblée générale annuelle de ses membres à la construction de tout barrage dont l’implantation est projetée dans des zones déjà colonisées par le Saumon, barrage qui conséquemment s’interpose sur la voie de migration du saumon en rivière. Cette disposition inclut le projet de barrage hydro-électrique de Shannon dans le contexte du projet de restauration du Saumon de la rivière Jacques-Cartier ;


- Demande au Gouvernement du Québec, conformément à la résolution de l’assemblée générale annuelle de ses membres, que tout projet de développement hydroélectrique sur une rivière à Saumons, ce qui inclut celui de la municipalité de Shannon, soit obligatoirement soumis au processus des audiences publiques en environnement, quelle que soit les caractéristiques des installations prévues ;


- Entend demander au ministre délégué aux Ressources Naturelles et à la Faune d’intensifier la poursuite des opérations de restauration du saumon de la rivière Jacques-Cartier notamment sur le cours inférieur et moyen de la rivière Jacques-Cartier et d’y accorder les crédits nécessaires ;


- Entend demander au ministre du ministère de l’Environnement, du Développement durable et des Parcs d’accélérer le processus de création d’une aire protégée qui serait constituée des territoires publics localisés le long de la rivière Jacques-Cartier, ceci afin de préserver l’intégrité écologique du corridor riverain de la Jacques-Cartier jusqu’au Parc de la Jacques-Cartier et de redonner à cette rivière son cadre naturel.






- Résolutions adoptée à l’unanimité lors d’une réunion du Comité Exécutif de la Fédération québécoise pour le Saumon Atlantique tenue le 2 mars 2011.





La Fédération Québécoise pour le Saumon Atlantique (FQSA), née en 1984, est un organisme à but non lucratif dont la raison d’être est d’unir et de représenter les intérêts de l’ensemble des saumoniers du Québec. À cette fin, la FQSA s’est donnée pour mission de promouvoir :



- 1 La conservation et la mise en valeur des rivières à Saumons.

-2 Le développement de la pêche sportive du Saumon.

-3 La défense de la ressource Saumon et de son habitat contre toutes menaces, de même que le maintien de l’accès à une pêche de qualité, à prix acceptable.



La FQSA compte près de 1 000 membres qui sont des pêcheurs, des personnes et des organismes intéressés à la ressource Saumon, des associations gestionnaires de rivières à Saumons de même que plusieurs entreprises, municipalités et Municipalités Régionales de Comté (MRC).

La conservation de la ressource Saumon passe par son développement et sa mise en valeur. Dans cet ordre d'idées, la Fédération continue d'apporter son appui et son support aux organismes gestionnaires de rivières à Saumons et aux pêcheurs sportifs.






- Fédération Québécoise du Saumon Atlantique.





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- 7 mars 2011




Le plan directeur de l'eau de la C.B.J.C. déposé.






Le plan directeur de l'eau de la C.B.J.C. pour protéger la rivière Jacques-Cartier et son bassin versant a été déposé au gouvernement québécois. La Corporation du Bassin de la Jacques-Cartier (CBJC) a déposé son Plan directeur de l’eau du bassin versant de la rivière Jacques-Cartier dans lequel il n'est aucunement question du projet de barrage à Shannon.

Selon la responsable du plan directeur de l’eau à la C.B.J.C., Frédérique Schmidt, le plan a été déposé au ministre du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs avec quelques modifications mineures à la suite des consultations publiques qui ont eu lieu l’automne dernier. «Ce sont des compléments d’information», dit-elle. Le plan est déposé dans la tourmente de la construction d’un barrage sur la rivière Jacques-Cartier à la ville de Shannon. Selon Mme Schmidt, le plan directeur de l’eau ne fait pas état du barrage même si des opposants en ont parlé lors des consultations publiques puisqu'il n'existait pas lors de sa préparation jusqu'en 2009. «Il sera intégré au plan. On a pris en note les commentaires», affirme la responsable.

Le plan directeur de l’eau contient 49 objectifs et 72 actions à réaliser d’ici 2012. Une quarantaine d’autres actions sont à prévoir entre 2013 et 2016 pour assurer entre autres un approvisionnement durable d’eau, protéger et mettre en valeur les écosystèmes et assurer la sécurité des riverains et des utilisateurs de la rivière. Ce document est le résultat d’un travail de concertation très important entre les différents acteurs de l’eau du bassin versant depuis 2004, explique le président de la C.B.J.C., Claude Sauvé. Le PDE est fait par et pour les usagers et acteurs de l’eau, disent les dirigeants de l’organisme. Il y a eu cinq ateliers d’information et six consultations publiques.




Barrage



« Le Saumon doit passer à travers », a déclaré le président de la C.B.J.C. à propos du barrage de Shannon. Selon M. Sauvé, les discussions avec Shannon permettent de croire que les efforts déployés depuis une trentaine d’années pour restaurer le Saumon dans la rivière continueront de porter fruit. En vertu de sa mission de concertation des différents usagers de l’eau, la C.B.J.C. ne prend pas position sur le projet. Son intention est plutôt de s’assurer qu’il respecte les besoins des autres usagers et contribue au mieux-être de la population.

Une centrale hydroélectrique sur une rivière à Saumons est certes un obstacle de plus dans le cycle vital de l’espèce, conçoit M. Sauvé, et la C.B.J.C. croit que le projet devrait réduire les impacts environnementaux au minimum. Shannon et la Corporation ont convenu il y a quelques semaines d’une entente portant sur les démarches et les études préalables et sur le design final de la centrale projetée afin d’assurer que le Saumon bénéficie des meilleures conditions de montaison et de dévalaison. Les discussions concernant une entente à long terme devraient se conclure d’ici environ deux mois, selon M. Sauvé. Les différents ministères québécois devraient approuvés le plan directeur de l'eau de la C.B.J.C. au cours de l'année.





- Alain Turgeon, le Courrier de Portneuf.






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- 7 mars 2011





Shannon va de l'avant avec son projet de minicentrale.



La municipalité de Shannon maintient sa décision d'aller de l'avant et de construire une minicentrale hydroélectrique d'une dizaine de millions de dollars sur la rivière Jacques-Cartier. Malgré une vive opposition et avant d'avoir soumis son projet à des études environnementales, Shannon proposera, lundi soir, un règlement d'emprunt pour démarrer la construction. Yoland Marcotte, du Regroupement sauvons la Jacques-Cartier, le déplore. « On s'obstine à aller de l'avant. On se demande souvent pour qui ce conseil municipal travaille. Est-ce qu'il travaille pour les citoyens ou s'il travaille obstinément à vouloir rendre ce projet-là concret? », soulève M. Marcotte.

En vacances à l'extérieur du pays, le maire de Shannon, Clive Kiley, ne sera pas présent lors du vote sur ce règlement d'emprunt. Selon Hugo Lépine, directeur général de Shannon, la décision pourrait être reportée au mois d'avril, le temps d'obtenir des ingénieurs responsables quelques précisions. « On veut obtenir le maximum d'assurances avant de prendre une telle décision », dit-il. Shannon remet en question certaines prétentions des opposants au projet selon lesquelles il doit être soumis à l'évaluation du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE). « Le gouvernement nous dira si nous devons aller ou non devant le BAPE », dit-il.
Pour Yvon Côté, de la Fédération québécoise du saumon de l'Atlantique, le premier ministre Charest doit trancher. « Quand il [le projet] est sur rivière à saumons, il est normal qu'on assujettisse ces projets à un véritable processus d'études environnementales suivi des audiences publiques », fait valoir M. Côté.

Devant l'imbroglio, Yvon Côté suggère une règle claire. Il a fait parvenir une lettre à ce sujet au bureau du premier ministre. En juin dernier, Hydro-Québec a donné son aval au projet de Shannon, dans le cadre de son programme d'achat d'électricité provenant de centrales hydroélectriques de moins de 50 mégawatts. La Ville de Shannon souhaite produire et vendre de l'électricité d'ici 2012. Selon le maire de Shannon, le projet rapporterait 700 000 $ par année à la municipalité.



- Radio-Canada.





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- 9 mars 2011




Mini-centrale à Shannon.



La position de la CBJC jugée contradictoire.




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L’absence de prise de position de la CBJC concernant la construction d’une centrale hydroélectrique sur la Jacques-Cartier à Shannon irrite les opposants au projet.




Yoland Marcotte, du regroupement «Sauvons la Jacques-Cartier» opposé au projet de mini-centrale à Shannon s’interroge sur le mutisme de la CBJC dans le dossier. Les dirigeants de la Corporation du Bassin de la Jacques-Cartier (CBJC), qui viennent de déposer leur plan directeur de l’eau, ont choisi de ne pas prendre position sur le projet en vertu de la mission de concertation de l’organisme. «C’est un peu choquant de voir qu’il n’y a pas de prise de position de la CBJC, d’autant plus que la Fédération Québécoise pour le Saumon Atlantique vient de confirmer son opposition au projet», a réagi M. Marcotte.

Selon le militant, il y a une contradiction entre la protection du Saumon et le mutisme de la CBJC. «La CBJC devrait protéger la rivière. Il y a matière à s’interroger sur son inaction sous le principe de la concertation», a dit M. Marcotte. «L’argument de la concertation ne tient pas quand vient le temps de défendre un projet dans lequel la population québécoise a investi plus de 11 millions en 25 ans et tient encore moins quand vient le temps de protéger une rivière en nomination comme étant l’une des plus belles au Canada», a ajouté M. Marcotte. La Fédération Québécoise pour le Saumon Atlantique (FQSA) par voie de communiqué émis le 3 mars a réitéré son opposition «claire et ferme» à la construction d’une mini-centrale hydro-électrique sur la rivière Jacques-Cartier à Shannon.

La FQSA demande au gouvernement du Québec que tout projet de développement hydroélectrique sur une rivière à Saumons soit obligatoirement soumis au processus des audiences publiques en environnement (BAPE). La Fédération demande aussi au gouvernement d’intensifier la poursuite des opérations de restauration du Saumon dans la rivière Jacques-Cartier et d’accélérer le processus de création d’une aire protégée afin de préserver l’intégrité écologique du corridor riverain de la rivière. Selon Yoland Marcotte, un bassin d’eau de 220 000 mètres carrés sera formé en amont du barrage projeté, ce qui nécessite des audiences du BAPE. Il soutient que des milliers de personnes fréquentent le secteur à chaque année et qu’un pont patrimonial surplombe la chute où est prévu le barrage.

Le projet de mini-centrale hydro-électrique à Shannon a été accepté par Hydro-Québec distribution l’été dernier dans la cadre du programme d’achat d’électricité provenant de centrales hydroélectriques de 50 MW et moins. La Centrale Saint-Gabriel «Énergie Shannon Power» serait d’une capacité de 3,3 MW. Le projet est de l’ordre de 10 M$. Les municipalités de Saint-Raymond et Saint-Léonard, conjointement et Notre-Dame-de-Montauban avaient aussi soumis des projets de centrales hydro-électriques sur les rivières Sainte-Anne et Batiscan respectivement, mais ils n’ont pas été retenus par Hydro-Québec.




- Steeve Alain, Le Courrier de Portneuf.





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- Jeudi, 10 Mars 2011




Projet de barrage à Shannon: la CBJC n'est pas contre.






Alors que la Corporation de bassin versant de la Jacques-Cartier (C.B.J.C.) vient tout juste de déposer son Plan directeur de l’eau, le président de l’organisme, Claude Sauvé, s’est prononcé par rapport au projet de barrage hydroélectrique que la municipalité de Shannon désire construire sur la rivière. M. Sauvé s’est toutefois retenu d’endosser ou de rejeter le projet. Reprenant la position du conseil d’administration de la C.B.J.C., il a soutenu que la mission fondamentale de l’organisme «en est une de concertation des différents usagers de l’eau» et qu’il ne lui paraissait pas approprié «d’appuyer ou non un projet de cette nature». Claude Sauvé a ajouté que «la position de la Corporation est plutôt de s’assurer qu’un tel projet contribue positivement à une meilleure gestion intégrée de l’eau dans une démarche de développement durable».

Ce qui inquiète à propos du projet de barrage à Shannon, c’est l’influence qu’il pourrait avoir sur les fragiles populations de saumons qui fraient à chaque année sur la rivière Jacques-Cartier. Admettant que ce type de projet «est certes un obstacle de plus dans le cycle vital de cette espèce», M. Sauvé a déclaré sans ambigüités que «le Saumon doit passer» au travers du barrage. Rappelons que, dans leur cycle de reproduction, les Saumons ont à retourner à tous les ans dans la rivière qui les a vus naître. Lors de ce périple, ils doivent remonter des rivières, parfois sur plusieurs dizaines de kilomètres. On se doute donc qu’un barrage puisse mettre en péril la reproduction de l’espèce.

C’est dans cette optique que la C.B.J.C. et la municipalité de Shannon ont convenu d’une entente afin de s’assurer que la conception de la centrale offre aux saumons les meilleures conditions de passage possibles par le biais de passes migratoires. L’entente préliminaire a aussi porté sur les démarches et les études préalables au projet. Les discussions concernant une entente à long terme devraient déboucher d’ici deux mois, aux dires de la C.B.J.C. La Fédération Québécoise pour le Saumon Atlantique (F.Q.S.A.), craignant pour la santé des populations de Saumon, a demandé l’arrêt complet du processus et a adopté une résolution demandant au gouvernement québécois que tout projet de développement hydroélectrique sur une rivière à Saumons soit obligatoirement soumis à une audience publique. Depuis 1979, plus de 11 millions de dollars ont été investis pour restaurer les populations de Saumons Atlantique dans la rivière Jacques-Cartier.




- Charles Laviolette, Infoportneuf.






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Le Saumon Atlantique souffre de la pollution et des barrages.




Surpêché dans l'Atlantique Nord, le Saumon Atlantique souffre de la pollution et des barrages qui l'empêchent de remonter les cours d'eau pour s'y reproduire. Il a disparu de 309 rivières d'Europe et d'Amérique. Dans les années 1980, plusieurs pays, dont la Norvège, ont racheté les droits des pêcheurs afin d'alléger la pression sur l'espèce.





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Le Saumon Atlantique est un poisson anadrome : il naît en eau douce dans des eaux courantes près des sources, et descend jusqu'à la mer où il vit parfois plusieurs années (1 à 3 ans), puis retourne dans la rivière dans lequel il est né pour frayer (se reproduire) poussé par son instinct, ils parcourt des milliers de kilomètres reviennent à leur rivière natale de la fin de l'automne (pour les axes migratoires très longs) jusqu'au printemps. Fraîchement arrivés en rivière, ils ont une couleur très argentée, qui va cependant s'assombrir durant l'été. Ils cessent alors de se nourrir et cherchent à remonter la rivière vers le site où ils sont nés. À la fin de l'automne, les Saumons auront rejoint les frayères, souvent en amont et qui ont comme caractéristiques d'avoir une eau peu profonde, bien oxygénée par un bon courant et ayant un lit de gravier.


Les œufs pondus à l'automne passent tout l'hiver enfouis dans le gravier, oxygénés par l'eau rapide de la rivière. L'éclosion a lieu en mars ou en avril, en fonction de la température. Les alevins s'enfouissent alors un peu plus profondément dans le gravier de la rivière, ce qui leur évite d'être emportés lors de la débâcle printanière. Ils y demeurent 5 à 6 semaines, se nourrissant du contenu de leur sac vitellin. Fin avril, début mai, les alevins émergent du gravier et commencent à s'alimenter de larves d'insectes. Ils fréquentent les endroits où la rivière est peu profonde et le courant important. À la fin du premier été, les alevins mesurent environ 5 cm et prennent alors le nom de tacons. Les tacons sont très semblables physiquement à leurs cousines les truitelles, qui fréquentent les mêmes habitats. Après une à deux années en rivière, les tacons mesurent environ 15 cm et sont prêts à s'en aller en mer.


Leur livrée devient argentée, presque identique à celle des adultes. Il semblerait que ce soit à cette période que le saumonneau mémorise l'odeur de sa rivière : c'est la smoltification. À la crue du printemps les pré-smolts ou smolts, dévalent vers la mer. Certains n'iront pas très loin demeurant près de l'estuaire, ceux-ci reviendront après un an (madeleineaux ou grilses). Les Madeleineaux ont une longueur à la fourche de moins de 63 cm. La pêche commerciale au Saumon Atlantique (Saumon sauvage) fait l'objet d'un moratoire de la part du gouvernement canadien depuis 1998. Ces mesures font partie de la stratégie intégrée du gouvernement canadien pour la conservation à long terme du Saumon Atlantique.



- Sources Wikipédia.


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- 18 Mars 2011



Pas d’avis de projet déposé au ministère de l’Environnement.






Le projet de mini-centrale hydroélectrique à Shannon pourrait devoir passer par des audiences publiques, s’il rencontre un seul des critères suffisant pour déclencher de telles audiences. Encore faut-il que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs ait reçu l’avis de projet, avant de prendre une décision à ce sujet. Ce dernier nie catégoriquement avoir reçu quelque avis de projet que ce soit. Pourtant, le document est accessible sur le site web de la municipalité. Dans l’onglet Énergie Shannon Power du site web de la municipalité de Shannon, on retrouve entre autres l’«Avis de projet au Ministère du Développement durable du Québec». Même si cet intitulé peut laisser croire que cet avis a été envoyé au MDDEP, ce ministère est catégorique : aucun avis de projet leur a été soumis. Impossible pour eux, donc, de dire si le projet devra passer par le BAPE. Toutefois, des éléments portent à croire que ce serait le cas.


Les projets de barrages hydroélectriques doivent souvent passer par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Les barrages qui ont une puissance de 5 MW ou plus sont assujettis à un tel processus. La condition ne prévaut pas pour le projet de Shannon, qui aura une puissance de 3,3 MW. Toutefois, deux autres critères peuvent mener à de telles audiences. Un réservoir de plus de 50 000 mètres carré, par exemple. Le projet actuel inondera 220 000 mètres carrés de rives. L’autre critère est plus complexe. Dans le Règlement sur l’évaluation et l’examen des impacts sur l’environnement, on peut lire aussi, à l’article 2b, que «tout programme ou projet de dragage, creusage, remplissage, redressement ou remblayage à quelque fin que ce soit dans un cours d'eau visé à l'annexe A ou dans un lac, à l'intérieur de la limite des inondations de récurrence de 2 ans, sur une distance de 300 mètres ou plus ou sur une superficie de 5000 mètres carrés ou plus, et tout programme ou projet de dragage, creusage, remplissage, redressement ou remblayage, à quelque fin que ce soit, égalant ou excédant de façon cumulative les seuils précités, pour un même cours d'eau», doit aussi passer par des audiences du BAPE.


Pour Gilles Brunet, chef de service des projets en milieu hydrique et biologiste au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, «la plupart du temps, cette condition est aussi rencontrée» pour ce type de mini-centrale. «L’article 2b est extrêmement puissant», particulièrement lorsque le projet nécessite de faire de petits barrages ou remblais temporaires. M. Brunet ne peut toutefois s’exprimer sur le projet spécifique de Shannon, le ministère n’ayant pas reçu l’avis de projet. Avant toute construction, le MDDEP devra aussi recevoir l’étude d’impacts de la part du promoteur. Celle-ci répond à des questions bien précises du ministère, qui fait ensuite une étude de recevabilité de l’étude. Pour M. Brunet, les consultants en environnement qui sont chargés de ces études d’impacts, même si engagés par une firme d’ingénierie, sont objectifs dans leur démarche.


Le ministère s’assure que la méthode utilisée pour faire les études est conforme aux règles de l’art. «Nous sommes vigilants à ce niveau-là.» Pour ce qui est de la question du Saumon, «le niveau d’impacts cumulatifs serait, [si le projet passe par le BAPE] questionné», dit le biologiste. Cumulatif, car le barrage s’ajoute à trois autres barrages sur la rivière Jacques-Cartier.






- Luc Fournier, journal Le Jacques-Cartier.






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- 18 Mars 2011




Mini-centrale de Shannon.


Deux organismes interpellent le MDDEP.




Le projet de mini-centrale compte toujours des opposants. La Fondation-Rivières ainsi que la Fédération Québécoise pour le Saumon Atlantique (FQSA) demandent au Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) que se tiennent des audiences publiques par le Bureau d’Audiences Publiques sur l’Environnement (BAPE), considérant notamment que la superficie du réservoir excède 50 000 mètres carrés. La Fondation-Rivières a demandé au ministre de l’Environnement, Pierre Arcand, de mandater la Direction des évaluations environnementales au dossier.


La Fondation, ainsi que la FQSA, craignent toutes deux que le projet nuise au potentiel salmonicole de la rivière. «La Fédération Québécoise pour le Saumon Atlantique (FQSA) maintient l’opposition claire et ferme à la construction de tout barrage dont l’implantation est projetée dans des zones déjà colonisées par le Saumon.»


L’ingénieur de la Fondation-Rivières, Réal Reid, croit par ailleurs que l’estimation du coût du projet de 10,2 M$ «apparaît anormalement faible par rapport à la moyenne des coûts habituels». Il dénonce par ailleurs que le bénéfice moyen de 700 000$ soit exprimé en dollars courants, dollars qui n’auront pas la même valeur dans 20 ans. Enfin, «la production annuelle apparaît surévaluée de 30%», poursuit l’ingénieur de la Fondation-Rivières, présidée par l’acteur Roy Dupuis.





- Luc Fournier, journal Le Jacques-Cartier.





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- 4 mai 2011




Shannon veut son barrage.



Malgré que le coût du projet passe de 10,2 à 16,9 M$, le conseil municipal a voté le 3 mai un règlement d’emprunt pour le projet de barrage sur la rivière Jacques-Cartier. Le registre demandant un référendum sur le dossier sera tenu les 16 et 17 mai. Aucune information indiquant le détail des coûts, les débits mensuels utilisés, ou autre information pouvant répondre aux questions de la Fondation Rivières n’a été fourni aux citoyens ni sur le site Web de la municipalité. Les citoyens doivent se prononcer sans que la mise à jour de l’étude économique leur soit remise et avant qu’une étude impact soit réalisée. Le MDDEP n’a même pas été consulté, ni le BAPE !



- Fondation Rivières.





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- 17 mai 2011




Double plainte à Shannon


La Fondation-Rivières dénonce BPR et la municipalité.




La firme BPR vient de faire l'objet d'une plainte auprès de l'Ordre des ingénieurs du Québec pour avoir présumément caché des informations importantes dans le dossier de la petite centrale hydro-électrique que la municipalité de Shannon, près de Québec, veut construire sur la rivière Jacques-Cartier. Quant à la municipalité elle-même, elle a fait l'objet hier d'une demande d'enquête auprès du Bureau du commissaire aux plaintes du ministère des Affaires municipales, des régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) pour avoir octroyé des contrats sans appel d'offres à la firme de consultants BPR Énergie en fragmentant des contrats qui n'auraient pas dû l'être. Les deux plaintes ont été déposées par la Fondation-Rivières. Ces deux plaintes surviennent au moment où la population de Shannon est invitée, depuis hier et jusqu'à ce soir, à signer le registre qui doit déterminer si le règlement d'emprunt de 17 millions, approuvé par le conseil municipal, sera soumis à un référendum local.

Selon la plainte adressée au Commissaire aux plaintes du MAMROT, la firme BPR a bénéficié d'un premier contrat de 9500 $ de gré à gré pour une étude de préfaisabilité en 2009. Quand Hydro-Québec a sélectionné le projet, «l'étape suivante consistait à réaliser l'ingénierie détaillée», précise la fondation. «Or, poursuit-elle, la municipalité a commencé à attribuer trois autres contrats de gré à gré à BPR qui, à notre avis, font tous partie de la portion ingénierie détaillée du projet.» En tout, ces trois contrats totalisent 81 000 $ avant taxes. «Ces mandats étant tous prévisibles et interdépendants, ils auraient dû être octroyés par processus d'appel d'offres public, compte tenu [du fait] que l'ensemble des honoraires seront supérieurs à 100 000 $ pour ce projet.» La plainte note qu'il s'agit du «même scénario qu'à Sainte-Ursule» où, durant la même période, «un processus semblable de fractionnement de contrats a été développé». Dans ce cas, selon la plainte, l'appel d'offres est d'autant plus nécessaire que les honoraires pourraient atteindre 660 000 $, «ce qui dépasse largement le seuil de 100 000 $ au-delà duquel un appel d'offres public est obligatoire» en vertu du code municipal.




Cours d'eau asséché.



Quant à la plainte adressée à l'Ordre des ingénieurs, elle allègue que la firme BPR a présenté au public de Shannon le 22 février une simulation des impacts du projet qui cachait le fait que, en face du parc municipal, le cours d'eau actuel sera grandement asséché. Le débit passera de 12 mètres cubes par seconde à 5, la rivière étant «pratiquement asséchée» sur environ 250 mètres. Le segment de rivière était par contre illustré tout en bleu comme s'il conservait son allure actuelle. Le rapport de BPR sur ce projet, ajoute la plainte, omet de présenter le débit moyen turbiné à cet endroit. Ces données seraient «essentielles pour juger de la production d'énergie annuelle et de la rentabilité du projet». La Fondation-Rivières ajoute que des plans ont été produits sans les signatures et le sceau, que des contrats ont été accordés sans soumissions et que l'estimation détaillée du coût du projet n'a pas été produite ou présentée.



- Louis-Gilles Francoeur , Le Devoir.




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- 19 mai 2011




Shannon va de l'avant.



Le règlement d'emprunt de 17 millions de la Ville de Shannon en vue de la construction d'une petite centrale est valide et le projet ira de l'avant. Seulement 184 personnes ont signé le registre municipal, soit un nombre inférieur aux 338 signatures requises pour déclencher un référendum sur ce règlement d'emprunt.

La municipalité a annoncé qu'elle irait en appel d'offres pour les services professionnels et d'ingénierie. Elle vient de faire l'objet d'une plainte de la Fondation Rivières auprès des Affaires municipales pour avoir prétendument fractionné indûment les contrats relatifs à ce projet jusqu'à présent.


- Le Devoir.















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- 29 mai 2011





Un enjeu majeur, le Saumon.





La municipalité de Shannon devra démontrer comment elle entend protéger les Saumons qui viennent frayer chaque été dans la rivière Jacques-Cartier pendant et après la construction de la mini-centrale hydroélectrique qu'elle veut réaliser d'ici 2013.


«C’est des enjeux importants qui seront pris en considération dans l’étude d’impact », a confirmé Gilles Brunet, directeur des évaluations environnementales au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP). Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune a dépensé 11 millions de dollars depuis 25 ans pour réintroduire le Saumon dans la Jacques-Cartier et son statut de rivière à Saumon lui a valu le titre d’aire protégée en vertu de la Loi sur la conservation du patrimoine faunique. La vocation récréative de la Jacques-Cartier est un autre « enjeu majeur » auquel Shannon devra répondre de façon satisfaisante, prévient Gilles Brunet. Plus de 10 000 personnes fréquentent chaque été les plages situées en aval de la future centrale de 3,6 mégawatts qui sera érigée au coût de 15 millions de dollars, suivant les prédictions de la municipalité. Le barrage de la future centrale sera érigé à environ 75 mètres en amont du des vestiges du barrage l’ancienne centrale Saint-Gabriel.


Le maire de Shannon, Clive Kiley, se dit en mesure de satisfaire le MDDEP sur ces deux « enjeux majeurs ». La municipalité prévoit en outre dépenser 1,5 million de dollars pour l’aménagement d’une passe migratoire pour le Saumon et pour la confection d’une étude visant à mieux connaître le comportement du Saumon dans la rivière. Le projet de mini-centrale hydroélectrique a toutes les chances de faire l’objet d’un examen par le Bureau d’Audiences Publiques sur la Protection de l’Environnement (BAPE). Parce que le barrage qui sera construit créera un réservoir d’eau d’une superficie de 220 000 mètres carrés sur plus de 11 kilomètres, suivant la planification de la municipalité. Le seuil de superficie au-delà duquel un tel projet doit passer dans les mains du BAPE est de 50 000 mètres carrés. « Si le MDDEP juge que c’est nécessaire, on n’aura pas le choix, se résigne Clive Kiley, qui croyait échapper au BAPE parce que la future centrale produira moins de cinq mégawatts. Ça va retarder le projet. Mais ils vont voir qu’on n’est pas là pour détruire la nature », a conclu le maire de Shannon. M. Kiley souhaite que la centrale entre en production au printemps 2013.





- Régys Caron, Journal de Québec.








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Modifié par Thor, 04 July 2011 - 16:41 PM.


#27 Karcajou

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Posté 21 March 2011 - 20:08 PM

Ceux qui ont des preuves concernant BPR et le maire devrait evaluer la possibilite d'une plainte au syndic d l'Ordre des Ingénieurs du Québec puisque oui, il y a des ingénieurs derrière BPR et ils peuvent etre touchables puisqu'ils ne peuvent se cacher derrière la société BPR. Voici le lien:

http://www.oiq.qc.ca...er-plainte.html


Pour ces petites centrales, quand une analyse COMPLETE et HONNETE est faite, dans la presque totalite des cas une analyse couts/benifices ne passe pas le test pour lancer les travaux; Donc une idee là. En effet, il faut considerer tous les aspects incluant ce qui est direct, indirect et collateral.

Bon courage et une seule issue possible, arreter ce gachit irréversible planifié.

Modifié par Karcajou, 21 March 2011 - 20:12 PM.


#28 Thor

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Posté 13 April 2012 - 18:58 PM

Bonsoir !

6/04/2012


Les Saumons qui parlent.



Non, ce n’est pas un poisson d’avril et, pour tout dire, je le regrette un peu ... Mais les Saumons parlent et, comme c’est souvent le cas avec le monde ordinaire et en particulier les étudiants, Québec n’écoute pas beaucoup ce qu’ils ont à dire !

Dans un échange de courriels cette semaine, un de nos pionniers de la restauration des rivières à Saumons atlantique, au Québec comme en France, Guy-Noël Chaumont, m’apprenait que la réintégration du Saumon dans la rivière Etchemin est remise aux calendes grecques par Québec et le Comité de Bassin Versant de ce cours d’eau. André Bélisle, le président de la lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et un des fondateurs du comité de restauration de la rivière Etchemin (CRRE ) me confirmait la chose de son côté. Et tout ça, parce que fonctionnaires gouvernementaux et agriculteurs ne veulent pas savoir ce qu’en pensent les Saumons eux-mêmes, qui vivaient dans ce cours d’eau il y a 100 ans et qui ont indiqué clairement qu’ils voudraient bien le réintégrer.

Monsieur Chaumont est de ceux qui ont réussi à recréer des populations résilientes de Saumons atlantique notamment dans l’Allier, un affluent de la Loire en France, et aussi au Québec dans la rivière Jacques-Cartier, qui s’écoule du parc national du même nom. Dans la rivière Jacques-Cartier, le défi était d’autant plus colossal qu’il y a présentement trois petites centrales hydrauliques appartenant à la famille d’intérêts derrière la société Cascades. Les 1200 premiers alevins, provenant des piscicultures gouvernementales, ont été introduits au début des années 1980. En 1990, grâce notamment à la qualité des eaux fort bien protégées par le statut de parc dans lequel elles s’écoulent, on dénombrait déjà 1200 Saumons adultes. La Jacques-Cartier redevenait ainsi non seulement une rivière à Saumons, mais aussi la plus méridionale du Québec.



Image IPB


Grâce à monsieur Chaumont, il y a déjà eu des ensemencement de Saumons québécois dans l'Allier, une rivière de la région de l'Auvergne par le Conservatoire du Saumon Sauvage de Chanteuges, une commune située à 170 km à l'ouest de la ville de Lyon en France.


Le projet à connu des heurts avec le feu vert donné à la construction de deux nouvelles petites centrales dans le tronçon privé appartenant à Cascades et à la restauration d’une troisième. Mais Québec a au moins exigé la construction de passes migratoires, finalement peu fonctionnelles, et surtout de grilles antidévalaison qui évitent aux saumoneaux le hachoir des turbines. Mais Québec a alors diminué ses ensemencements et on a autorisé des niveaux de récolte trop élevés. Le cheptel a alors plongé vers le bas. Mais il reprend le dessus depuis qu’on transporte aux frais de Cascades les Saumons en haut de Pont-Rouge, de sorte qu’ils apprennent à peupler maintenant toute la rivière et non seulement un affluent de l’amont, la Sautoriski, où on les ensemençait.

Dans la rivière Etchemin, les maigres ensemencements ont donné des résultats qui ont surpris tout le monde. Même si l'on n’a ensemencé que quelques centaines d’alevins cultivés par des élèves du secondaire, des activités de frai ont été rapidement notées dans l’embouchure. Certes, il y a une chute presque infranchissable à Saint-Henri, mais elle pourrait être aménagée, car historiquement, suffisamment de Saumons atlantique la franchissaient pour peupler l’amont de la rivière. Et les propriétaires de la petite centrale privée, près de là, sont d’accord pour installer une passe à poissons si un nombre suffisant de Saumons s’y présentent. Le problème véritable est ailleurs : le comité de bassin versant (CBE), créé à l’instigation du comité de restauration, est aujourd’hui dominé par des agriculteurs qu’embarrasserait sérieusement un statut juridique de rivières à Saumons, car l’essentiel de la pollution dans l’aval de la rivière est d’origine agricole diffuse. L’amont, par contre est toujours compatible avec la présence des Saumons, car la Truite mouchetée, encore plus exigeante en matière d’habitat, s’y reproduit et y vit.



Image IPB


Le barrage hydroélectrique Jean-Guérin (5,87 MW-1998), situé en amont du village de Saint-Henri sur la rivière Etchemin.



Québec a décidé d’adopter la logique du comité de bassin et refuse d’ensemencer. Il défendait la même logique dans la rivière Jacques-Cartier : restaurons la rivière d’abord, ce qui prendra beaucoup plus de temps, et l'on verra plus tard pour les Saumons. Les Chaumont de ce monde pensent au contraire qu’il suffit de demander aux Saumons ce qu’ils en pensent par des ensemencements massifs (25000 à 50000 Saumons par année) et d’attendre pour voir si le lieu leur plait. Dans la Jacques-Cartier, ils ont répondu « oui ». Et ça marche, n’en déplaise aux frileux fonctionnaires. Il faudrait donner la parole aux Saumons dans l’Etchemin, ce qui donnerait un sens et un programme très concret pour la reconstitution de la biodiversité originelle du cours d’eau, une responsabilité incontournable pour la région. Dans les écoles où les jeunes élèvent chaque année 1000 alevins en tout, ce qui suffi à provoquer le miracle du retour de l’espèce, on apprendrait enfin le sens du développement vraiment viable au lieu de celui, durablement dommageable, de pratiques qui perdurent aux dépens des écosystèmes et de la biodiversité

- Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir.

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#29 Bob LaTruite

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Posté 14 April 2012 - 13:44 PM

Très triste nouvelle...

La rivière Etchemin est vraiment une belle rivière, surtout la section située en amont. J'aimerais bien y voir des saumons marsouiner un jour...

#30 Thor

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Posté 18 August 2012 - 17:49 PM

Bonsoir !

Bonne nouvelle, une nouvelle étude de télémétrie a confirmé de nouveaux sites de frai du Saumon atlantique sur la rivière Jacques-Cartier. Voici un aperçu de cette étude fait par la CBJC sur la montaison du Saumon atlantique vers les lieux de frai de la rivière Jacques-Cartier.


— Février 2012

Étude de télémétrie sur la montaison du Saumon atlantique (Salmo salar) à la rivière Jacques-Cartier.

Partout dans le monde, des méthodes de protection particulières sont mises de l’avant sur les rivières à Saumons atlantiques (Salmo salar) dans le but de parer aux importantes baisses des stocks observées et de conserver une espèce fortement exploitée. La forte valeur économique du Saumon dans les rivières exploitées par la pêche sportive rend cette protection importante pour les régions concernées. À ce sujet, les rivières à Saumon qui sont harnachées doivent être aménagées de façon à ce que les obstacles soient franchissables et que les Saumons puissent atteindre les sites de reproduction. Cela permet à l’espèce de prospérer en présence d’obstacles anthropiques. Par contre, la construction de passe migratoire nécessite de bien comprendre le comportement du Saumon et la présence de ces dispositifs ne garantit pas leur utilisation. De nombreuses études ont d’ailleurs été menées dans ce sens pour connaître les préférences des saumons et ainsi, déterminer les caractéristiques que doivent posséder ces équipements pour les rendre adéquats à la migration (Larinier 1992).

Dans la MRC de la Jacques-Cartier, le projet de construction d’un seuil déversant par la municipalité de Shannon soulève des questions quant à la migration des Saumons sur la rivière Jacques-Cartier. Le projet s’inscrit dans un programme d’octroi de forces hydroélectriques pour des centrales de 50 MW ou moins, mit sur pied par la société d’état Hydro-Québec. Cette entente a mené à la création de « Énergie-Shannon-Power » qui vendra l’électricité produite à Hydro-Québec. L’ouvrage est prévu pour une puissance de 3,3 MW (permettant de produire annuellement 20,2 GWh) et nécessite la construction d’un seuil déversant, lequel bloquera l’accès pour la faune aquatique à la partie amont de l’ouvrage. Pour permettre la montaison des saumons, il est prévu d’aménager une passe migratoire au niveau de ce seuil déversant.

— Isabelle Bédard, éditrice.
— Corporation du Bassin de la Jacques-Cartier (CBJC).



Image IPB

Introduction d'une sonde (émetteurs gastriques) dans un madeleineau (Saumon atlantique qui a passer un seul hiver en mer).


Allez lire le rapport final de l'étude de télémétrie qu'a réalisé la CBJC sur les Saumons de la Jacques-Cartier. L’étude a été accompagnée d'une étude parallèle sur l’infection du vers « Anisakis simplex » auprès de la population de Saumon de la rivière Jacques-Cartier.

Voici le lien PDF de cette étude sur le Saumon de la Jacques-Cartier : http://www.cbjc.org/...etrie-EDITE.pdf

:)







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