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Entomologie

Identifications, classifications, chartes d'éclosions

Pour Ceux Qui S’intéressent à L’entomologie...


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243 réponses à ce sujet

#121 Gervais

Gervais
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Posté 14 August 2008 - 18:23 PM

Bonjour Thor

ENcore une fois une présentation de maître de ta parté Merci pour cette information et belles photos


Gervais

#122 Thor

Thor
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Posté 23 August 2008 - 18:45 PM

Bonsoir !






Aout, le temps des Terrestres.





Comme l'écrivais Lafontaine :



La Cigale ayant chanté

Tout l’Été,

Se trouva fort dépourvue

Quand la Bise fut venue.

Pas un seul petit morceau

De mouche ou de vermisseau.

Elle alla crier famine

Chez la Fourmi (formicidés ) sa voisine….






Voici un insecte très connu des moucheurs québécois.





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Les fourmis.




Les fourmis (famille des formicidés Formicidae — ) sont des insectes sociaux formant des colonies, appelées fourmilières, parfois extrêmement complexes, contenant de quelques dizaines à plusieurs millions d'individus.


Certaines espèces forment des « colonies de colonies » ou supercolonies. Les fourmis sont classées dans l'ordre des hyménoptères , comme les guêpes et les abeilles.

Les termites, parfois appelés fourmis blanches sont de l'ordre des dictyoptères (sous-ordre des isoptères ).

Ils ne sont donc pas des fourmis, bien qu'ils leur ressemblent.

Les premières fourmis connues seraient apparues à la fin du Crétacé et seraient une évolution des guêpes du jurassique .





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Une fourmi effeuilleuse du Panama.











Morphologiquement, elles se distinguent des autres insectes principalement par des antennes avec un coude marqué et par un pédoncule en forme de perle formé des premiers segments abdominaux (qui sont joints au thorax chez les guêpes). Ce pétiole intercalé donne à l'abdomen une plus grande mobilité par rapport au reste du corps (c'est la forme du pétiole qui permet de déterminer l'espèce de la fourmi à coup sûr).



À l'exception des individus reproducteurs, la plupart des fourmis sont aptères (sans ailes).


Périodiquement, des essaims de nouvelles reines et de mâles, généralement pourvus d'ailes, quittent la colonie pour se reproduire.

Les mâles meurent ensuite rapidement, tandis que les reines survivantes, fécondées, fondent de nouvelles colonies ou, parfois, retournent dans leur fourmilière natale.





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Une mandibule imposante.







La plupart des fourmis forment des colonies stationnaires, creusant d'habitude dans le sol ou une cavité. Les colonies se reproduisent par des vols nuptiaux comme décrits plus haut, ou par la fission (un groupe d'ouvrières creuse simplement un nouveau trou et élève de nouvelles reines).








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Une fourmi Charpentière ailée.












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Une petite reine.












Une estimation du nombre de fourmis vivant aujourd’hui sur terre à un instant donné est environ 10 millions de milliards d'individus.



Les fourmis constitueraient 1 à 2 % du nombre des espèces d'insectes.

La fourmi est souvent symbole d'un être travailleur, agressif et vindicatif.



Les fourmis sont parfois utilisées comme un remède contre la paresse (comme au Maroc).

Dans certaines régions africaines, les fourmis sont les messagers des dieux.



On dit souvent que les morsures de fourmi ont des propriétés curatives.

Quelques religions amérindiennes, comme la mythologie Hopi, reconnaissent les fourmis comme des ancêtres.



Les morsures de fourmi sont utilisées comme test d'endurance et de courage dans les cérémonies d'initiation de certaines cultures africaines et amérindiennes.







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Intimidante cette fourmi.












Modifié par Thor, 11 September 2008 - 18:54 PM.


#123 Thor

Thor
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Posté 06 September 2008 - 16:04 PM

Bonjour !








Les Guêpes.



Ou frelons.








Ordre : Hyménoptères

Famille : Vespides

Nom anglais : Social wasps (yellowjackets, paper wasps, hornets)





Nombre d'espèces au Québec : on compte ici plus d'une quinzaine d'espèces de guêpes sociales. Parmi les plus communes se trouvent la guêpe germanique, Vespula germanica (Linné), la guêpe commune, Vespula vulgaris (Linné), la guêpe jaune, Dolichovespula arenaria (Fabricius), la guêpe à taches blanches, Dolichovespula maculata (Linné) et la guêpe poliste Polistes fuscata. Il existe environ 1 000 espèces de Vespides dans le monde.



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Les guêpes appartiennent au même ordre que les abeilles, les bourdons et les fourmis.





Ces guêpes forment des sociétés organisées dont les individus sont divisés en trois castes : la reine, les ouvrières et les mâles. La reine est la plus grosse guêpe de la colonie.






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L'accouplement des mâles et des futures reines a lieu à la fin de l'été. Il se déroule à l'extérieur du guêpier et souvent entre individus issus de colonies différentes. Une partie seulement des nouvelles reines fécondées survivent à l'hiver. La vieille reine, les mâles et les ouvrières meurent à l'automne. La colonie est détruite.




Les guêpes sociales, en butinant le nectar, participent à la pollinisation des fleurs.




Elles sont d'importants prédateurs d'araignées et d'insectes, dont plusieurs sont considérés comme nuisibles (mouches, chenilles, etc.).




Des mammifères (mouffettes, ratons laveurs), des amphibiens, des poissons, des oiseaux (tyran tritri) et des araignées se nourrissent de guêpes.




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Peut importe la hauteur du nid, contrairement à ce que l’ont pense, il est à peu près impossible de savoir si les guêpes seront plus nombreuses ou que les neiges seront plus ou moins abondantes d'une année à l'autre.




Pour ce faire, il faudrait que des chercheurs suivent l'évolution de leurs populations d'année en année dans les différentes régions du Québec. Certains insectes ravageurs importants, comme la tordeuse des bourgeons de l'épinette, ont mérité une telle attention. Ce n'est toutefois pas le cas des guêpes sociales, insectes considérés comme bénéfiques et ne causant pas de dommages, hormis leurs piqûres.





Plusieurs espèces de syrphidés, des insectes inoffensifs de l'ordre des Diptères, imitent les colorations des guêpes. Ce mimétisme les protège des prédateurs qui évitent les hyménoptères piqueurs (abeilles et guêpes).






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De fausse guêpes, les Syrphides.







Une espèce introduite d'Europe, Vespula germanica, est maintenant l'une des guêpes les plus communes au Québec. Très bien adaptée à notre climat, la guêpe germanique s'est même établie dans plusieurs grands centres urbains de la province. À la fin de l'été, lorsque sa présence se fait davantage sentir dans les villes, plusieurs la considèrent comme une véritable peste.



La plus grosse espèce de guêpe rencontrée au Canada est Vespa crabro Linné. Cette guêpe, que l'on appelle aussi frelon, est déjà bien installée dans le sud de l'Ontario et dans plusieurs états de la Nouvelle-Angleterre. Elle n'a toutefois pas encore été observée au Québec. Les ouvrières de cette espèce mesurent en moyenne 25 mm de long et la reine atteint 35 mm ou davantage.






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Les Vespas Crabro, ou frelon japonais.
















Selon un vieux proverbe allemand,





« Dieu a créé l'abeille, mais le diable a créé la guêpe ».






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Et oui, les Guêpes sont carnivore.
















#124 Thor

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Posté 11 September 2008 - 18:50 PM

Bonsoir !









Les Bourdons.







Ordre : Hyménoptères.




Famille : Apides.



Genre : Bombus.




Nom anglais : Bumble bees .















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Nombre d'espèces au Québec :



On compte une vingtaine d'espèces de bourdons au Québec.

Parmi les espèces les plus communes se trouvent Bombus impatiens, B. rufocinctus, B. ternarius, B. terricola et B. vacans.

Il existe une cinquantaine d'espèces de bourdons en Amérique du Nord et près de 250 espèces dans le monde.










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Les bourdons sont de gros insectes robustes au corps couvert de poils.

Ils mesurent habituellement entre 6 et 25 mm de long. Leur corps est souvent coloré de noir et jaune, parfois avec des motifs orangés, rouges ou blancs.

La reine est le plus gros insecte de la colonie.

Les énormes bourdons que l'on voit butiner au printemps sont des reines.








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Les bourdons fréquentent les forêts, les régions montagneuses, les tourbières, les champs, etc.

Ils sont communs dans les habitats tempérés, sous des climats frais, là où fleurissent les plantes nectarifères.

Les bourdons sont des insectes pollinisateurs de première importance et ils contribuent ainsi au maintien de la diversité des plantes.

En transportant le pollen d'une fleur sur le stigmate de la fleur d'une autre plante de la même espèce, ils assurent la fertilisation de cette dernière par pollinisation croisée.



Ceci améliore la qualité des fruits de la plante ainsi que son rendement.







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Ils sont aussi la proie de moufettes, d'oiseaux (moucherolles, pie-grièche), de crapauds, de guêpes, de punaises, de poissons, d'araignées et d'acariens.

Ces insectes produisent du miel, mais en beaucoup moins grande quantité que les abeilles domestiques, qui doivent accumuler des provisions pour passer l'hiver.

Les bourdons emmagasinent le miel seulement pour répondre aux besoins à court terme de la colonie.


Son goût est plus prononcé que celui du miel d'abeille.




Les bourdons femelles peuvent infliger une douloureuse piqûre lorsqu'ils sont provoqués.

À l'extrémité de l'abdomen de la reine et des ouvrières se trouve un aiguillon qui constitue leur organe de défense.

Il sert également d'organe de ponte chez la reine.








Contrairement à l'abeille domestique, les bourdons ne meurent pas après avoir piqué.


Ils peuvent darder leur aiguillon sur une même victime plusieurs fois.

L'aiguillon de ces insectes est lisse, dépourvu de barbillons.

Les mâles n'ont pas d'aiguillon, donc ils ne piquent pas.







Des bourdons ont été observés aussi loin au nord que sur l'île d'Ellesmere, située à seulement 880 km du pôle Nord.






Les bourdons peuvent transporter une masse de nectar et de pollen supérieure à leur propre poids.

À titre de comparaison, un gros avion ne peut soulever dans les airs que 40 % environ de sa masse en marchandises et en passagers.


On peut observer d'importantes variations de coloration chez une même espèce de bourdon. Cette particularité rend parfois difficile l'identification des insectes.


Parmi les principales cultures pollinisées par les bourdons, on trouve la luzerne, le tabac, le coton, le trèfle, le colza, le bleuet, la canneberge, la framboise et plusieurs arbres fruitiers (pommiers, cerisiers, pruniers, pêchers, etc.).


À cause des services qu'ils nous rendent, ces insectes sont d'une grande importance économique.





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La piqûre de ces gros insectes est-elle plus douloureuse que celle des guêpes ou des abeilles ?




Certains auteurs la considèrent comme la plus cuisante pouvant être infligée par un insecte piqueur en Amérique du Nord.

D'autres la disent moins pire que celle des guêpes, qui fait souffrir davantage que celle des abeilles.






Faute d'en faire la vérification soi-même, la question peut rester sans réponse !
















:)

#125 dragon

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Posté 11 September 2008 - 20:06 PM

Thor,

Un savoir hors du commun qu'est le votre... merci de le partager :)

#126 Thor

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Posté 01 November 2008 - 20:04 PM

Bonsoir !




L’abeille.








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Insecte social hyménoptère (apidés), dit mouche à miel, vivant en colonie et produisant la cire et le miel.




Types d'abeilles.




Il y a de nombreux types d'abeilles différentes. La plupart des abeilles sont solitaires, mais certaines vivent en société. Celles-ci vivent ensemble en colonies et le travail est réparti entre les individus.





L'habitude qu'ont les abeilles d'aller de fleur en fleur fait des abeilles des agents de pollinisation importants. Toutes les abeilles recueillent le nectar et le pollen des fleurs, mais seulement quelques-unes parmi les abeilles sociales stockent le nectar sous forme de miel. Parmi celles qui stockent du miel, il y a encore moins d'espèces qui le stockent en quantité suffisante pour que l'effort de récolter le miel en vaille la peine.



Bien que certaines abeilles "sans dard" soient volées de leur miel dans les régions tropicales, les abeilles du genre Apis, les véritables mouches à miel sont les principales productrices de miel et d'autres produits de la ruche.




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Apis mellifera, l'abeille domestique occidentale a été introduite dans la plupart des régions du monde pour l'apiculture.







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Abeilles sans dard.





Dans les régions tropicales, certaines espèces d'abeilles sans dard - notamment la Trigona et la Melipona - sont dérobées de leur miel. Toutes ces abeilles construisent leurs nids dans des cavités. Bien que ces abeilles ne piquent pas, elles défendent leur colonie en mordant l'intrus. Certaines sécrètent des substances irritantes avec leur morsure.



Le rayon à couvain des abeilles sans dard se compose d'un alvéole épais et en général horizontal. Ces abeilles stockent le miel dans des pots en cire de la taille d'un dé à coudre disposés autour du lieu de ponte du nid. Dans certaines régions, ces abeilles sans dard vivent dans des gourdes, des pots en terre, ou des bûches creuses.



On récolte le miel en ouvrant la cavité du nid et en enlevant les pots de miel. Le rapport est peu élevé et la vente n'est valable qu'au niveau local. Un tel miel est souvent fort apprécié localement comme médicament. (...)






L'Apis: La véritable mouche à miel






Le genre Apis comprend quatre espèces - trois sont originaires d'Asie et l'autre de la région euro-africaine. Elles sont toutes semblables en apparence, quoique leur couleur et leur taille varient. Elles construisent toutes des rayons verticaux qui ont deux alvéoles d'épaisseur.









La mouche à miel géante ou abeille de rocher (Apis dorsata) et la petite mouche à miel (A. florea) se trouve en Asie. Ces deux espèces construisent un nid exposé composé d'un seul rayon. On voit souvent les nids qui pendent des branches des arbres, des toits, ou des plafonds. Les abeilles adultes sont suspendues en rideaux autour du nid pour contrôler les conditions de celui-ci. Les rayons à couvain et à miel sont dans le même rayon - le couvain dans la partie inférieure et le miel dans la partie supérieure.





Dans certaines régions on a trouvé un moyen permettant d'enlever du rayon la partie réservée au miel et de rattacher la partie couvain; c'est ainsi que l'on pratique le maintien des abeilles avec ces espèces. Les rapports sont souvent suffisamment élevés (en particulier avec l'A. dorsata ) pour que l'effort en vaille la peine pour le fermier.



On ne connaît pas de meilleures méthodes apicoles que celle qui est pratiquée actuellement avec ces abeilles. Le comportement de ces deux espèces est imprévisible, et elles ne veulent pas vivre à l'intérieur d'une ruche.

La mouche à miel géante est particulièrement sur la défensive dans son nid. De ce fait, le potentiel de développement dans le maniement de ces espèces est limité, quoiqu'il y ait souvent la possibilité d'améliorer la qualité du miel en prenant plus de précautions au moment de la manipulation.


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Deux autres espèces d'Apis (mellifera et cerana) construisent normalement des nids à rayons multiples dans des cavités fermées. Ces abeilles peuvent être gardées dans des ruches et on a trouvé des méthodes permettant une utilisation plus rationnelle de leur potentiel. C'est avec ces deux espèces que le potentiel de développement de l'apiculture réside.





Traits souhaitables chez les abeilles pour l'apiculture:

- Production de miel élevée.

- Douceur.

- Faible tendance à essaimer.

- Faible tendance à la désertion.

- Calme dans les rayons quand la colonie est manipulée.

- Résistance aux maladies.

- Faible utilisation de la propolis.

- Peu d'élevage de couvain pendant les périodes de disette pour conserver les réserves.




L'abeille domestique occidentale (Apis mellifera) est originaire de l'Asie de l'Ouest, d'Europe et d'Afrique. Elle présente d'énormes variations à travers les territoires qu'elle couvre et on reconnaît au moins vingt sous-espèces différentes ou "variétés" divisées dans les grandes lignes en groupes européens et africains. Plusieurs de ces variétés sont considérées particulièrement désirables pour l'apiculture.





Les variétés européennes de l'abeille domestique occidentale ont été introduites dans la plupart des parties du monde, y compris les Amériques, l'Australie, et l'Asie. Cette abeille a été étudiée intensément à la fois du point de vue strictement biologique et de l'élevage. Dans de bonnes conditions, les variétés souhaitables construisent de vastes colonies et produisent des excédents importants de miel. Des rapports de 100 kg/an ou mieux sont réalisables dans des conditions optimales.





La mouche à miel occidentale offre un énorme potentiel pour le développement de l'apiculture. En plus des récoltes de miel élevées, sa capacité à survivre dans les conditions les plus variées et sa disponibilité due aux introductions antérieures ou aux populations d'origine, sont des caractéristiques qui ont rendu cette abeille recherchée en l'apiculture. C'est également pour ces raisons que ce manuel est concentré sur l'abeille domestique occidentale.





L'abeille domestique orientale ou indienne (Apis cerana, anciennement A.indica) est originaire d'Asie. L'apiculture a été développée avec cette abeille dans différentes régions d'Asie, car elle est facile à mettre en ruche dans des pots fabriqués par l'homme. Les récoltes de miel s'élèvent jusqu'à 15 - 20 kg/an dans certaines régions, mais la moyenne est nettement inférieure.





L'abeille domestique orientale varie énormément à travers son territoire et peu de choses ont été réalisées en vue de sélectionner des races plus désirables du point de vue de l'apiculture. Les techniques utilisées avec cette abeille sont semblables à celles utilisées avec l'abeille domestique occidentale, quoique les ruches utilisées soient plus petites.





Le développement de l'apiculture sur une petite échelle, en utilisant l'abeille domestique orientale, mérite l'attention dans son pays d'origine. Quoique les récoltes soient considérablement inférieures à celles de l'abeille domestique occidentale, elle a l'avantage de bien s'adapter à la région. Elle est plus résistante à certaines des maladies et des parasites de la région. Donc, elle est davantage capable de survivre dans des conditions de maniement minimales qui souvent caractérisent l'apiculture au niveau du petit exploitant.




Ces dernières années, un effort a été entrepris en Asie pour remplacer l'abeille orientale par des races européennes de l'abeille occidentale. Cela a eu du succès uniquement dans les régions tempérées et seulement dans le cas d'opérations de grande envergure nécessitant un capital important, où la technologie est disponible pour contrôler les maladies et les parasites des variétés européennes. Pour un effort de développement de petite envergure, considérez les conditions probables d'élevage dans le choix d'une espèce.




L'importation d'abeilles est souvent chargée de problèmes. L'importation d'abeilles pour un projet de petite envergure rend souvent les gens dépendants de la source extérieure. Ils ne se rendent pas comptes qu'il y a une ressource apicole disponible localement pas plus qu'ils ne sont motivés pour l'utiliser.

Les abeilles importées ne sont pas adaptées aux régions dans lesquelles elles sont introduites. Ceci est particulièrement vrai pour les introductions de races européennes des régions tempérées dans les régions tropicales.




L'importation d'abeilles risque aussi d'introduire des maladies apicoles exotiques et des parasites. Des exemples tragiques de cela se sont produits ces dernières années en Europe et en Amérique du Sud avec l'introduction du Varroa, un acarien parasite de la mouche à miel.





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Le Varroa.







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Un des pires fléaux de l'abeille et le grand malheur de l'apiculteur,

le sanguinaire Varroa.













Le problème le plus notable de l'importation d'abeilles non contrôlée est survenu au Brésil en 1956. L'industrie apicole à base d'espèces européennes de l'abeille occidentale était solidement ancrée dans de nombreuses régions tempérées d'Amérique du Sud.

Des abeilles africaines (Apis mellifera scutellata) furent importées au Brésil pour tenter d'établir une industrie dans certaines des régions plus tropicales. Certaines de ces abeilles se sont échappées par accident et se sont établies. Elles ont continué à étendre leur territoire dans les basses terres tropicales, et dans la plupart des cas elles ont en fait supplanté les abeilles européennes existantes.


L'établissement d'abeilles africaines en Amérique tropicale a provoqué un grand éclatement au sein de l'industrie de l'apiculture. L'abeille africaine est reconnue pour son côté agressif et imprévisible. Ce sont des caractéristiques considérées comme non souhaitables du point de vue de l'apiculteur.


Dans certains cas, des personnes et des animaux de ferme qui se trouvaient à proximité ont été mortellement piqués. Il a été difficile pour les apiculteurs de s'adapter au nombre sans cesse croissant de piqûres accidentelles et au maniement difficile de cette abeille. Il est généralement nécessaire de déplacer les ruches loin des régions habitées quand les abeilles deviennent « africanisées » par croisement avec des colonies sauvages.


D'autre part, l'abeille africaine s'accommode souvent mieux à une apiculture nécessitant moins de manipulation que l'abeille européenne. Les petits exploitants qui veulent se lancer dans l'apiculture ont une source d'abeilles peu coûteuse en utilisant les colonies sauvages de l'abeille africaine. De telles colonies sont courantes dans les régions où on la trouve, du fait que l'abeille africaine est adaptée pour vivre dans les régions tropicales. (...)




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Le cycle de vie de la mouche à miel:





La mouche à miel est un insecte à métamorphose complète. Cela signifie qu'il y a quatre stades distincts dans son cycle de vie - l'oeuf, la larve, la nymphe, et l'adulte.

Les trois premiers stades se développent à l'intérieur des alvéoles, dans les rayons et reçoivent collectivement le nom de couvain. Les oeufs et les larves sont dans des alvéoles non fermées et sont soignés par les ouvrières adultes. Ces trois stades s'appellent le couvain ouvert ou non operculé.




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Après l'éclosion des oeufs, les ouvrières nourrissent continuellement la larve qui se développe. Quand la larve approche de la fin de sa période larvaire, elle engloutit la nourriture apportée par les ouvrières, et celles-ci scellent l'alvéole. C'est le couvain operculé ou scellé.




Une fois que l'alvéole est operculée, la larve se transforme en nymphe. Elle ne se nourrit pas durant cette période. La nymphe se transforme en adulte qui émerge toute seule de l'alvéole





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Les castes:




L'abeille est un insecte social avec trois différents types d'individus ou castes dans la colonie - les reines, les faux-bourdons et les ouvrières. Chaque caste assume une fonction qui lui est propre dans la colonie. La reine et les ouvrières sont des femelles, les faux-bourdons sont des mâles.


Chaque caste a une période de développement différente et est élevée dans un type d'alvéole distinct. La période de développement d'une reine, 16 jours, est la plus courte. Elle est élevée dans une alvéole royale construite spécialement, la cellule de la reine. Les cellules de reine ressemblent à des cosses de cacahuètes suspendues à la surface du rayon. On les trouve le long des rayons ou dans la région de ceux-ci.



La colonie construit des cellules de reine quand il est nécessaire d'élever des reines, quoique parfois la construction commence et est abandonnée. C'est ce qu'on appelle de faux calices de reine.


La larve royale en développement est toujours entourée de gelée royale, une nourriture extrêmement nutritive produite par les glandes de la tête des ouvrières. Ce schéma d'alimentation appelé alimentation en masse est particulier à la reine et se poursuit pendant toute la période de son développement.



Toutes les jeunes larves de moins de deux jours sont nourries à la gelée royale selon le schéma d'alimentation en masse. Au bout du deuxième jour, les larves d'ouvrières passent à un schéma d'alimentation progressive et sont nourries d'un mélange de gelée royale, de miel et de pollen.


Avec l'alimentation progressive, les larves sont nourries régulièrement, quoique la nourriture ne soit pas toujours disponible. Les différents schémas d'alimentation déterminent la caste de l'abeille adulte. Donc, n'importe quel œuf femelle ou larve de moins de deux jours peut potentiellement devenir reine ou ouvrière.


Les ouvrières sont élevées dans le même type d'alvéoles que celles utilisées pour le stockage du pollen et du miel. Ce type d'alvéole compose la majorité des rayons de la colonie.


La taille des alvéoles d'un rayon d'ouvrières construit de façon naturelle (c'est-à-dire sans feuille de cire gaufrée) est utile pour différencier les espèces et certaines variétés d'Apis gardées couramment dans des ruches.


La distance recouvrant dix cellules de rayons construits par l'abeille domestique orientale (A. cerana) aux Philippines est en moyenne de 4,1 cm, et en Inde du Sud, la distance est de 4,3-4,4 cm.


Les variétés africaines de l'abeille domestique occidentale construisent des rayons dont les dimensions sont de 4,7-4,9 cm recouvrant dix alvéoles, tandis que la distance est de 5,2-5,6 cm pour les rayons construits par les variétés européennes courantes.


Les opercules des alvéoles des ouvrières sont opaques et plats. L'abeille adulte émerge de sa cellule 21 jours après la pondaison de l'œuf.

La période de développement des faux-bourdons est de 23 jours. Les faux-bourdons sont élevés dans des alvéoles ayant la même forme que celles des ouvrières en plus grandes. Les alvéoles des faux-bourdons sont scellées avec des opercules en forme de dôme.



La reine est la seule femelle complètement développée sexuellement. C'est la conséquence d'un régime total à la gelée royale pendant la période de développement. On la reconnaît à son apparence mince et élancée due au développement complet des ovaires dans son abdomen. Elle a un aiguillon sans barbes. Dans la colonie, elle se trouve dans la région de la chambre de ponte.


Approximativement cinq jours après avoir émergé de sa cellule, la reine vierge commence à faire une série de vols nuptiaux. Elle entreprend un certain nombre de ces vols pendant une période allant de deux à trois jours et peut s'accoupler avec dix mâles différents ou plus. Le sperme est stocké dans un organe spécial, la spermathèque, et la reine ne s'accouple plus jamais après cette période.


Environ cinq jours après avoir entrepris ses vols nuptiaux, la reine commence à pondre. Pendant les périodes favorables, une bonne reproductrice peut pondre plus de 1500 œufs par jour. Les facteurs ayant des répercussions sur la ponte des œufs sont le temps, les productions de nectar et de pollen, la taille de la reine, et la condition de la colonie.



Le nombre d'oeufs pondus varie avec le cycle annuel au fur et à mesure que les ressources de pollen et de nectar disponibles varient. L'arrivée d' importantes quantités de ressources pousse les ouvrières à donner davantage de nourriture à la reine, qui à son tour est encouragée à pondre encore plus.





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La reine est la plus grosse abeille sur l'image.










Quelques-unes des glandes de la reine produisent un ensemble de composés appelé la substance de la reine. Elle est distribuée dans toute la colonie par les ouvrières qui s'occupent de la reine et qui la passent à d'autres ouvrières.


La substance de la reine est un mélange de phéromones, des composés chimiques qui servent à contrôler le comportement d'autres individus de la même espèce. Les phéromones produites par la reine et par les autres individus de la colonie servent à harmoniser le comportement de la colonie.


Normalement, il n'y a qu'une reine par colonie, bien que parfois deux reines soient présentes lorsque la vieille reine va être remplacée.




La reine peut vivre jusqu'à l'âge de quatre ans, mais sous les tropiques où la période annuelle de ponte est plus longue, la reine ne vit pas aussi longtemps. Les reines âgées n'ont pas la capacité de ponte des jeunes, c'est pourquoi les apiculteurs préfèrent les jeunes reines, pleines de vigueur. Dans les exploitations apicoles intensives, les reines sont remplacées environ tous les deux ans.


Les faux bourdons, les mâles de la colonie, sont produits à partir d'oeufs non féconds. (La reine peut contrôler la fécondation de l'oeuf ou son absence de fécondation au moment de la ponte).



Le corps du faux-bourdon est plus gros que celui de l'ouvrière ou de la reine. Les yeux sont plus grands et couvrent pratiquement toute la tête. L'extrémité est de forme arrondie et recouverte d'une touffe de petits poils.




Les faux-bourdons ne peuvent pas piquer. Le dard étant une structure modifiée de l'appareil génital femelle, les mâles n'en ont pas. Ils ne possèdent aucune des structures nécessaires à la récolte du nectar et du pollen.




Une puissante colonie peut avoir environ 300 mâles. Mais durant les périodes où les ressources sont rares, les ouvrières chassent les mâles de la colonie. Ils meurent, car ils ne peuvent pas se débrouiller tous seuls.




La seule fonction des mâles est de féconder la reine. L'accouplement des abeilles a lieu dans les airs loin de la colonie. Quand le temps est beau, les faux-bourdons adultes quittent la colonie l'après-midi et se réunissent dans certains secteurs où ils attendent que les reines vierges passent.




Les faux-bourdons retournent parfois dans les colonies qui ont une reine vierge. De telles colonies acceptent les mâles des autres colonies et tolèrent une population mâle importante tant que la reine est vierge. Toutefois, après l'accouplement de la reine, les ouvrières chassent beaucoup de mâles de la colonie.


Les ouvrières sont des femelles qui ne sont pas complètement développées sexuellement. Elles assument le travail de la colonie et la maintiennent en bonne condition. Les ouvrières possèdent des structures et des organes spéciaux associés aux travaux qu'elles fournissent.



Des glandes du haut de la tête produisent la nourriture pour le couvain et la gelée royale.

Des glandes cirières, sous l'abdomen, produit de la cire.

Des glandes odoriférantes, près de l'extrémité supérieure de l'abdomen pour dégager une odeur pour orienter l'abeille.

Un dard et les glandes associées à extrémité de l'abdomen, défend la colonie quand la colonie est perturbée.

Le jabot, partie élargie de l'œsophage, transporte le nectar et l'eau.

Une brosse à pollen, une presse à pollen, et une corbeille pour le pollen aux pattes postérieures, brosse le pollen du corps, le presse en pelotes et le ramène à la ruche et aussi utilisée pour ramener la propolis.

La propolis est un matériau recueilli par les abeilles à partir de certains végétaux. Cette résine végétale est utilisée par les abeilles comme mortier et anti-infectieux pour assainir la ruche. Elle est récoltée des apiculteurs pour ses propriétés thérapeutiques.






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Les tâches remplies par les ouvrières changent avec l'âge. Ceci correspond au développement physiologique de plusieurs glandes.

Toutefois, ce plan n'est pas établi de façon absolue; les ouvrières peuvent changer de tâches pour s'adapter aux besoins de la colonie.



1-2 jours, nettoient les alvéoles et chauffent le nid.

3-5 jours, nourrissent les larves plus âgées avec du miel et du pollen.

6-10 jours, nourrissent les larves plus jeunes avec les produits des glandes de la tête.

11-18 jours, affinent le nectar, produisent la cire et construisent les rayons.

19-21 jours, gardent et ventilent la ruche-font des exercices et des vols d'orientation pour apprendre à voler et situer la ruche.

22 jours et + butinent le nectar, le pollen, l'eau ou la propolis.



L'espérance de vie d'ouvrières adultes varie énormément avec la période de l'année. Pendant les périodes où la colonie est relativement inactive (périodes de disette), les ouvrières peuvent vivre trois mois ou plus, mais lorsque la colonie est active, très peu d'ouvrières dépassent six semaines.


Durant ces périodes d'activité, environ trois semaines sont passées en tant qu'abeilles de ruche et le reste du temps en tant que butineuses. L'espérance de vie des ouvrières des variétés tropicales de l'abeille domestique occidentale et de l'abeille domestique orientale est encore plus courte.


Quand une colonie perd sa reine et quand il n'y a pas de jeunes larves ou d'oeufs femelles à partir desquels on élève une nouvelle reine, des ouvrières pondeuses peuvent se développer. Les ovaires de certaines ouvrières de la colonie se développent en l'absence de substance royale, et les ouvrières commencent à pondre.


Puisque les ouvrières n'ont pas la structure corporelle ni le comportement nécessaire à la fécondation, tous les oeufs ne sont pas fécondés et donnent des faux-bourdons.



On soupçonne la présence d'ouvrières pondeuses dans une colonie s'il y a un nombre excessif de faux-bourdons. Un examen minutieux des rayons à couvain peut en apporter la preuve. Les alvéoles des ouvrières qui contiennent le couvain mâle (c'est à dire les alvéoles fermées d'un opercule en forme de dôme) et les alvéoles qui contiennent un nombre d'oeufs de tailles différentes pondus au hasard confirment la présence d'ouvrières pondeuses. Une bonne reine pond un seul oeuf par alvéole placé au centre de la base de celle-ci.




Les besoins en ressources de la colonie.




Les ouvrières butineuses parcourent jusqu'à trois kilomètres pour récolter les ressources nécessaires à la colonie. Bien sûr, c'est mieux si les ressources sont abondantes à proximité de la colonie. Les abeilles voleront encore plus loin que trois kilomètres, mais cela est énergivore.



Les quatre substances recueillies par les fourrageurs pour la colonie sont:


· le nectar

· le pollen

· la propolis

· l'eau


Le nectar est une sécrétion sucrée des plantes. Il est ordinairement sécrété par les nectaires associés aux fleurs, quoique certaines plantes aient des sectaires sur leurs feuilles ou sur leurs tiges. Le nectar est composé de 70 à 80% d'eau. Le pourcentage d'eau est encore plus élevé durant les périodes pluvieuses. Le reste est composé de sucre et de traces d'autres composés organiques. Le nectar est l'hydrate de carbone ou la composante énergétique du régime de l'abeille.




Les butineuses prennent le nectar des nectaires et le ramènent à la ruche dans leur estomac à miel. Quand elles reviennent à la colonie, elles passent le nectar aux jeunes ouvrières qui le transforment en miel et le stockent dans les alvéoles.


Le procédé de mûrissement du nectar comprend l'évaporation de la teneur en eau jusqu'à moins de 19 pour cent et l'addition d'une petite quantité d'enzymes. Les ouvrières font cela en régurgitant continuellement des gouttelettes de nectar de leur estomac à miel et en les faisant sortir de leurs trompes.

L'évaporation est accélérée en augmentant la surface des gouttelettes. L'action mélange aussi des enzymes qui transforment les sucres complexes du nectar en sucres simples.


Les abeilles recueillent parfois la miellée, une sécrétion sucrée provenant de certains insectes qui se nourrissent de la sève des plantes. La miellée est acceptable comme nourriture pour les abeilles, mais le miel qui en résulte est foncé et a un goût très fort. Un tel miel est considéré de qualité inférieure. C'est surtout dans les climats tempérés que les abeilles recueillent la niellée.


Dans la ruche, le miel est toujours stocké au-dessus et autour du secteur de ponte du nid. Les abeilles adultes se nourrissent de miel, et le mélangent au pollen pour nourrir les ouvrières plus âgées et les larves de faux-bourdons.


La plupart des colonies produisent plus de miel que nécessaire pendant les productions de miel abondantes. Cet excédent de miel peut être récolté. La quantité de miel supplémentaire peut être augmentée grâce à une bonne gestion. Il suffit d'enlever les magasins à miel de la colonie pour stimuler les abeilles à produire davantage de miel si les ressources florales sont disponibles.


Le pollen est une substance poudreuse produite par les organes mâles des fleurs. Il contient la semence des plantes. Les abeilles aident à transférer le pollen de plante en plante. De tels agents de pollinisation sont très importants pour les croisements de pollinisation de nombreuses plantes.



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De nombreuses cultures dépendent des croisements de pollinisation par les insectes pour une bonne plantation. Ces plantes sont souvent stériles et ont besoin d'être pollinisées par d'autres plantes. De telles cultures sont grandement avantagées par la présence d'abeilles dans le secteur au moment de leur floraison.




Quand les butineuses vont de fleur en fleur, le pollen s'accroche à leurs poils très fins, le plumose (semblable aux plumes) qui recouvre le corps. Régulièrement, l'ouvrière enlève le pollen de ses poils en utilisant la brosse à pollen, une structure située sur les pattes arrière. Puis elle forme des pelotes avec le pollen grâce au pressoir à pollen et les range dans la corbeille à pollen pour les ramener à la ruche. La presse à pollen et la corbeille sont aussi situées sur les pattes arrière.




Le pollen est utilisé pour nourrir le couvain plus âgé et est mangé en grandes quantités par les nourrices qui produisent la gelée royale avec les glandes de la tête. C'est la protéine, la vitamine et la composante minérale du régime de l'abeille.


Le pollen est stocké dans les alvéoles qui entourent le nid à couvain où il est prêt à nourrir le couvain et à être consommé par les nourrices. Un complexe de levures présent dans le pollen agit en tant qu'agent conservateur grâce à un processus semblable à l'ensilage du foin.



La propolis est une substance résineuse recueillie sur les plantes. On la trouve autour des fentes sur les plantes et parfois autour des bourgeons. Les abeilles l'utilisent pour obturer les fissures et les trous de la colonie, pour renforcer et réparer les vieux rayons et pour couvrir les animaux morts de la colonie qui sont trop gros pour être enlevés.



La propolis contient des substances chimiques appelées turpines qui agissent pour limiter la croissance des bactéries et du fongus dans l'environnement de la colonie. Elle est recueillie par les butineuses et ramenée à la ruche dans les corbeilles à pollen.


L'eau est mélangée au miel avant que les abeilles ne le mangent ou ne le donnent au couvain. Les abeilles utilisent aussi l'eau pour refroidir la ruche lors des journées chaudes. Quand il fait chaud, de nombreuses abeilles butineuses sont occupées à recueillir de l'eau.


L'eau est placée en fines gouttelettes autour de la ruche, et les courants d'air sont provoqués par des abeilles qui restent à l'intérieur de la colonie et battent des ailes pour faire de l'air. La température de la colonie est abaissée grâce au refroidissement par évaporation.


L'eau est amenée à la colonie dans l'estomac des abeilles butineuses. Une source d'eau fraîche à proximité de la colonie est appréciable. Cela minimise l'effort requis pour satisfaire les exigences de la ruche en eau, et permet à la colonie de consacrer davantage d'efforts à butiner le nectar et le pollen.



S'il n'y a aucune ressource naturelle d'eau à proximité, l'apiculteur trouvera son avantage à alimenter le rucher en eau.





L'essaimage, la substitution et la désertion.








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L'essaimage est la division naturelle d'une colonie ou reproduction. Quand la colonie a atteint une taille importante et que les ressources disponibles sont abondantes, les ouvrières vont construire des alvéoles royales. Ces alvéoles ou cellules d'essaim sont en général situées autour des bords des rayons.


Quelques jours avant l'éclosion de la première reine vierge, la vieille reine quitte la colonie suivie d'une partie des ouvrières et des faux-bourdons. La reine s'arrête en général dans la vicinité et les autres abeilles forment un essaim autour d'elle. Des éclaireurs quittent le groupe et partent à la recherche d'un endroit propice pour ce nicher. Au bout de quelques jours, le groupe s'envole généralement et va s'établir dans un nid permanent.



La première reine qui émerge de l'ancienne colonie se met à la recherche d'autres alvéoles royales et les détruit. Si deux reines ou plus émergent en même temps, elles vont se battre jusqu'à ce que l'une d'elles soit tuée.



Parfois, si la colonie a une population importante, une reine nouvellement éclose quittera la colonie avec un certain nombre d'ouvrières au lieu de détruire les autres alvéoles royales. Cela s'appelle un rejet d'abeilles. Il est semblable à l'essaim d'origine sauf qu'il est plus petit et que la reine est vierge. Parfois une colonie fera l'expérience de plusieurs rejets.




La substitution est le remplacement de la reine sans division de la colonie. Si la vieille reine n'est plus à la hauteur de sa tâche, les ouvrières vont construire des alvéoles royales pour élever une autre reine. Ces alvéoles de remplacement sont en général situées sur la façade du rayon. La vieille reine ne quitte pas la colonie lors de la substitution. La nouvelle reine s'accouple, revient à la colonie et commence à pondre.



Après la substitution, il n'est pas rare de trouver les deux reines, la vieille et la nouvelle ensemble dans la même colonie. Elles ne se font pas concurrence, donc elles se tolèrent. On reconnaît la vieille reine à ses ailes et son abdomen sans poils. Elle meurt peu de temps après que la nouvelle reine ait commencé à pondre.




La désertion est l'abandon du nid par une colonie. Cela est dû en général à une perturbation excessive de la colonie par des prédateurs ou des apiculteurs, ou à la diminution des ressources dans le secteur. La désertion est plus courante parmi les variétés et espèces tropicales de la mouche à miel.












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Les abeilles sont des insectes très évolués mais néanmoins anciens. Leur présence sous forme de fossile remonte à 40 millions d'années, à l'époque éocène. Ces temps lointains se situent bien avant l'apparition des humains, il y a environ deux millions d'années.



Très peu d'insectes n'ont été l'objet d'autant de recherches et de publications que l'abeille domestique. Son étude a même valu au zoologiste autrichien Karl von Frisch le prix Nobel de médecine en 1973.



Les travaux de ce spécialiste du comportement animal ont porté plus spécifiquement sur le mode de communication (en particulier les danses) des abeilles. Il est l'auteur d'un ouvrage célèbre intitulé Vie et mœurs des abeilles.




On peut voir un homme prendre du miel dans un nid d'abeilles situé à flanc de falaise sur une peinture rupestre espagnole datant de 9 000 ans. Il s'agit de la plus ancienne représentation de récolte de miel.



Le miel a longtemps constitué la seule source de sucre concentrée dans l'alimentation humaine. Aujourd'hui, il est largement remplacé par le sucre de canne et le sucre de betterave. Le miel, aliment universel, reste toutefois apprécié pour son goût et ses vertus nutritives.



Il contient du glucose et du fructose, ainsi que des vitamines et des minéraux, dont le fer et le calcium. On lui attribue également des vertus médicinales, comme à d'autres produits de la ruche (par exemple, le pollen, la gelée royale et la propolis).



Notre engouement pour le miel a donné naissance à l'apiculture, ou l'élevage des abeilles. La domestication de ces insectes ne date pas d'hier. Dès l'Antiquité, Aristote décrivait la vie sociale des abeilles dans une ruche.



Depuis, les techniques d'élevage et la connaissance des abeilles se sont raffinées, permettant une récolte de miel et de cire accrue. Il existe de nombreux livres et revues spécialisées sur ce sujet.



La ruche moderne est construite en bois. Elle est munie d'un couvercle amovible qui sert de toit. À l'intérieur sont disposés les cadres, eux aussi amovibles, qui supportent les alvéoles de cire dans lesquelles le couvain se développe.




L'apiculture a donné naissance à un nouveau métier : le producteur de reines. Au Québec, seules quelques personnes s'adonnent à cette activité qui consiste à élever et à assurer la fécondation de jeunes reines destinées à fonder de nouvelles colonies ou à remplacer des reines vieillissantes.



Des milliers de reines sont ainsi produites chaque été et vendues à des apiculteurs. Chacune d'elles est marquée d'une petite tache de peinture sur le thorax. La couleur du point permet de connaître l'année de naissance, et donc, l'âge de l'insecte.




L'architecture particulière des rayons de cire dans une ruche leur confère une étonnante solidité. Une vingtaine de grammes de cire suffit à entreposer 1 kg de miel.




L'abeille domestique est considérée comme l'un des insectes les plus utiles à l'humanité. Elle fournit chaque année l'équivalent de plusieurs millions de dollars de miel, de cire et d'autres produits de la ruche, sans compter son inestimable travail de pollinisation.



Certains chercheurs ont calculé que la valeur des cultures pollinisées par les abeilles domestiques correspond à plus de cent fois celle des produits de la ruche.



La présence de ruches augmente la productivité d'une foule de cultures, dont celle de plusieurs arbres fruitiers (pommiers, orangers), du trèfle, du tournesol, des tomates, des poivrons, des fèves, des concombres, etc.



À titre d'exemple, la production normale de graines de trèfle peut quadrupler en présence d'une bonne population d'abeilles domestiques.





Au Québec, les apiculteurs font généralement deux récoltes de miel par année : une première vers la fin de juin et l'autre vers le début de septembre. Chaque ruche produit en moyenne 55 kg de miel.




En 1956, des abeilles domestiques de race africaine (Apis mellifera scutellata) ont été introduites au Brésil. Des apiculteurs désiraient les hybrider avec des abeilles de race indigène, afin d'augmenter leur production de miel. Une reine fécondée et des ouvrières, échappées accidentellement d'une ruche, ont réussi à établir une colonie. Cette race hybride s'est multipliée et a élargi son aire de distribution.



Elle s'est répandue en Amérique du Sud et en Amérique centrale, atteignant le Panama en 1983 et, plus récemment, le sud des États-Unis. Mieux connus sous le nom d'abeilles tueuses ou d'abeilles africanisées (killer bees), ces insectes sont réputés pour leur grande agressivité. Si leur nid est dérangé, ces abeilles attaquent humains et animaux avec férocité.




Elles chassent les intrus à bonne distance de la colonie, les éloignant souvent jusqu'à 200 m, et parfois même à 1 km. On rapporte qu'elles ont causé la mort de quelques personnes et tué du bétail. Des expériences d'hybridations successives et de sélection semblent réduire l'agressivité de ces abeilles, qui fournissent davantage de miel que celles de race européenne.




Les abeilles bénéficient de sens bien développés. Leurs yeux leur permettent de détecter le noir, le blanc, le jaune, le bleu, le bleu-vert et le violet, mais pas le rouge. Elles perçoivent aussi l'ultraviolet et la lumière polarisée. Des fleurs qui nous paraissent blanches reflètent parfois les rayons U.V. ; elles se présentent aux abeilles sous une toute autre apparence.



Ces insectes distinguent certaines formes et captent le mouvement des objets. Si l'homme a besoin d'une suite de 24 images par secondes pour percevoir un mouvement continu, il en faut 300 aux abeilles.



Parmi les trois castes de la colonie, les faux-bourdons font figure de champions sensoriels. Ils doivent en effet être très efficaces pour trouver les reines. Leurs gros yeux comportent davantage de facettes que ceux des autres abeilles. Leur sens de l'odorat est aussi plus développé.




Les abeilles détectent les odeurs principalement par leurs antennes. Ces organes leur donnent aussi de l'information sur le goût et le toucher. La surface des antennes est parsemée de minuscules récepteurs appelés sensilles.



On en trouve plusieurs types. Des sensilles en forme de poils sont associés au toucher, d'autres, en forme de cônes, repèrent les goûts, et d'autres enfin, en forme de disques (ou plaques olfactives), sont associés à l'odorat.



Les sensations liées au goût sont également perçues par des cellules spécialisées situées sur la langue, dans la cavité buccale et sur les deux premières paires de pattes des abeilles.





Dans l'obscurité de la ruche, les abeilles fonctionnent davantage à l'odeur et au toucher, alors qu'elles sont surtout guidées par la vue lorsqu'elles sortent de leur abri.




Au Québec, l'abeille domestique est la seule espèce d'insecte capable de maintenir une colonie aussi nombreuse, avec une réserve de nourriture aussi importante, tout au long de la saison froide. Les autres insectes sociaux (guêpes et bourdons) meurent presque tous avant l'hiver et la colonie se reforme au printemps grâce à une nouvelle reine.




On peut observer les butineuses dès le printemps et durant tout l'été, mais la meilleure saison pour les voir en action est l'automne. Elles butinent alors dans les verges d'or et d'autres astéracées pour faire des réserves afin de passer l'hiver.



Profitez d'une journée chaude et ensoleillée pour repérer un endroit où se trouve une bonne variété de fleurs. Observez l'arrivée d'une abeille et remarquez les fleurs qu'elle choisit. Voyez comment elle se déplace sur des fleurs en épi : elle butine à partir du bas et se déplace en montant en spirale.



Il est aussi possible d'observer la récolte du pollen. On peut voir l'abeille ramasser les petits grains sur son corps avec ses pattes avant et médianes, puis transférer le pollen sur ses pattes arrière.




Certaines activités, comme la ponte des œufs par la reine et les danses d'orientation des ouvrières, se déroulent seulement dans l'abri. On peut toutefois les observer dans des ruches spéciales, où une vitre laisse voir ce qui se passe sur un rayon. L'Insectarium de Montréal présente dans l'exposition ''Cités grouillantes'' à ses visiteurs des ruches d'observations.




L'abeille domestique est l'insecte pollinisateur le plus abondant dans les régions agricoles du Québec, en général. Ceci est dû à son introduction massive pour la production de miel et la pollinisation. Pour cette dernière tâche, toutefois, diverses espèces d'abeilles indigènes et introduites apportent aussi leur contribution
















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Laborieuses abeilles qui oeuvrent sans cesse
pour trouver du pollen









Miel de l’abeille



Afin que volette une petite abeille,

Pour ‘goûter’ dans les fleurs et faire un peu de miel

Ah ! C’est du pur pollen et son vol est bien lourd

Ouvrière vaillante, elle fait ainsi son tour



Faut la voir virevolter, une caresse au cœur

Laborieuse au travail, prise dans son labeur

Dans les champs de couleurs, sa tâche est gigantesque

Quand les jours sont finis, c’est aussi titanesque



Mais les fleurs se flétrissent, à la demi-saison

Son labeur terminé, elle rentre à sa maison

C’est un autre travail, vigilante abeille

Reste dans son essaim, pour si peu de sommeil.




-Moni.


















P.S..... Dragon, le savoir transmis sur internet est tellement grand et vaste.

Bien content d'en profiter et si possible, de faire profiter d'autres intéressés.









:)

Modifié par Thor, 03 November 2008 - 18:16 PM.


#127 Thor

Thor
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Posté 08 November 2008 - 16:21 PM

Bonjour !





Voici un court vidéo sur l'émergence d'un diptère (moustique) et de toute les étapes de sa transformation vers sa forme adulte.


Tiré du DVD "Bugs of the Underworld" de Ralph & Lisa Cutter.


Des images aquatiques d'une très bonne qualité.









P.S.... Merci, Salmo Delta.





:)

#128 Saumon sociable

Saumon sociable
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Posté 09 December 2008 - 08:07 AM

un site québécois : http://aeaq.ca
association des entomologistes amateurs du Québec

j'y étais le webmestre de 1996 jusqu'à 2006...

il y a un forum de discussions où vous pouvez téléverser de photos pour faire identifier vos "bibbittes"

et pour répondre à une question plus haut dans cette enfilade, non, Georges Brossard ne collectionnait pas les insectes aquatiques... surtout pas du Qc
il se spécialisait dans les insectes exotiques "spectaculaires" ou rares ... pour le "show" le spectaculaier, pour émerveiller.. si vous voyez ce que je veux dire...


ss

#129 Thor

Thor
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Posté 14 February 2009 - 12:19 PM

Bonjour !





Voici une suggestion pour ceux qui désirent avoir une information précise pour l'identification du menu des Truites qui s'alimentent de nymphes.

Les nymphes constituent à peu près 80 % de la diète des Truites.

C'est un facteur alimentaire qui intéresse hautement les pêcheurs.

Ce guide oriente par ses photos et croquis, le monteur de nymphes dans la conception plus détaillée et le pêcheur dans les meilleurs choix
de l'artificielle à utiliser.




Ernest G. Schwiebert, l'auteur des volumes, il y en a deux. Un sur les éphémères et l'autre pour les plécoptères (stonefly), les phryganes (caddis) et aussi d'autres nymphes d'insectes aquatiques.

Bien que la première édition soit parue en 1973, il a été complètement mis à jour en 2007.

Avec plus de 800 pages, plusieurs illustrations d'identification et de montages de mouches, ils constituent une véritable bible pour les pêcheurs à la mouche.








Nymphs. Volume 1 et 2.

Ernest G. Schwiebert.

L'éditeur : The Lyons Press.

ISBN-10: 1599210983.






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Nymphs. Volume -1.

Les espèces majeures.








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Nymphs. Volume -2.

Plécoptères, Phryganes et autres insectes importants.









:)

#130 Thor

Thor
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Posté 22 February 2009 - 10:10 AM

Bonjour !








Voici un magazine qui offre (pages 65 et 66) un calendrier d'activité d'insecte pour la pêche à la mouche.

Les principaux insectes pour le moucheur sont mentionnés ainsi que les mouches correspondantes.





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Une belle capture de Gord Ellis.

L'annuel du magazine Sentier Chasse-Pêche se nomme simplement, Pêche 09.











Aussi, à noter dans ce numéro, un beau récit de Mario Viboux lors d'un voyage de pêche aux Saumons aux rivières Pabos de la région de la Gaspésie.












:)

Modifié par Thor, 09 March 2009 - 16:39 PM.








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