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Jig flottant

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00_JigFlottantLa technique du jig flottant compte de plus en plus d’adeptes comme pourrait en témoigner Benoit Bayard, le webmestre de QP et ses comparses qui ont participé au Festival du Doré de la Baie James.  Il n’y a rien d’étonnant à cela puisqu’il s’agit d’une technique de pêche fine qui ne nécessite pas d’équipement compliqué, qui est facile à maîtriser et qui, selon ses utilisateurs, rapporte beaucoup.

 

Le principe de la pêche au jig flottant est, en fait, exactement l’inverse de celui de la tête plombée. C’est à dire que, lorsque nous pêchons avec les jigs à tête lourde, nous sommes en contact direct avec l’appât au moment où nous remontons le leurre. Quand nous le laissons redescendre, c’est la gravité qui agit et nous ne sentons plus rien jusqu’à ce que la tête frappe le fond. Durant ce court laps de temps, il se crée un mou dans le fil qui rend la perception des touches beaucoup plus difficiles.

Or, comme dans les scénarios de films de série ‘’B’’: c’est presque toujours durant ce court moment que le doré vient s’essayer. Il attaque l’appât à une vitesse déconcertante, de façon subtile, n’en mordant souvent que le bout de la queue. Il fait ça tellement discrètement que, bien souvent, il a le temps de déceler la supercherie et de repartir sans même que le pêcheur ne se soit rendu compte qu’il a eu une touche.

Avec la technique du jig flottant le phénomène est inversé. C’est au moment où l’appât redescend que le pêcheur est le mieux en contact avec le leurre.

Il y a deux principales façons de faire usage de ces ingénieuses têtes légères.

Commençons par la méthode stationnaire.

Celle-ci se pratique lorsque nous avons un fond sablonneux et sans trop de débris ni de roches. Vous savez ces petites baies où l’on voit autant de ménés quand on s’y baigne pendant la journée. Hé bien, en fin de journée, elles deviennent souvent de super terrains de chasse pour les percidés voraces et affamés.

Pour espérer tromper quelques poissons en utilisant cette technique, vous devrez utiliser  trois éléments.

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Il y a d’abord une tête de jig qui est fabriquée d’un matériau ultra léger.

Il y a ensuite un plomb cloche qui permet de lester le système et, finalement, un petit anneau que l’on attache sur le fil entre le plomb et la jig.

Voici comment ça fonctionne :

Dans la première illustration, vous pouvez voir que le petit anneau est appuyé sur l’œillet du plomb cloche. L’appât ne pouvant aller plus loin est alors au point le plus bas de sa course.  

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Dans la deuxième illustration, on voit que l’appât a monté de plusieurs pouces par rapport à l’illustration précédente. C’est ce qui se produit lorsque le pêcheur lâche du fil puisque, en raison de la haute flottabilité du leurre, l’hameçon est attiré vers le haut.

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Comme vous pouvez le constater, c’est lorsque le pêcheur reprend de la ligne que le jig descend. Il y a alors contact direct entre l’appât et le pêcheur qui peut ainsi percevoir les touches rusées du doré et ferrer au bon moment. 

Voici ce qui se produit lorsque vous répétez le mouvement à plusieurs reprises

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Évidemment, les conditions idéales pour pratiquer cette pêche ne se rencontrent pas toujours. Il faut alors recourir à une méthode plus universelle qui vous permettra de pêcher dans les situations où le fond est plus encombré de roches et autres obstacles qui auraient tôt fait de vous arracher votre plomb.

Il faut alors recourir à une autre méthode qui, cette fois, requiert l’utilisation d’un marcheur de fond.

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À cause de sa conformation, le marcheur de fond est beaucoup moins accrochant que le plomb cloche conventionnel. On le pêche relativement à la verticale de telle sorte que c’est le bout de l’aiguille qui touche le fond plutôt que le plomb lui-même. En frottant le fond régulièrement, le bout de l’aiguille soulève des sédiments du fond de l’eau. Ce qui intrigue les poissons les plus opportunistes qui viennent voir  si ce ne pourrait pas être un lunch facile à attraper.

On l’utilise pour pêcher à la traîne, au lancer de la rive ou encore d’un poste surélevé lorsqu’il y a du courant. Voici de quoi à l’air le gréement :

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Comme le démontrent les illustrations, plus le marcheur de fond est incliné, plus le jig reste bas. Le corollaire étant, bien sur, que plus le marcheur de fond est perpendiculaire au fond, plus le jig ira haut.

Dans les deux méthodes de pêche le jig oscille de bas en haut et de haut en bas, formant une trajectoire sinueuse visible et perceptible pour le poisson via ses sens. En fait, nous essayons de simuler une action qui, grosso modo, devrait ressembler à ceci au fond de l’eau.  

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Vous conviendrez que, lorsque bien exécuté, le mouvement de va et vient a de fortes chances d’attirer le prédateur et, idéalement, l’inciter à attaquer.

Il existe évidemment plusieurs variantes à ce que je vous ai présenté. Certains utiliseront un plomb banane ou Snag, d’autres préféreront monter le plomb cloche en potence en utilisant un fil de plus faible résistance. Mais, quelle que soit la variante utilisée, c’est toujours le même principe. La tension du fil sur le leurre se fera lors de la descente et non pas lors de la remontée.

Donc, amateurs de pêche au doré, vous voici en possession d’un truc supplémentaire pour mettre de quoi dans votre assiette lorsque le poisson se fait plus discret.  Essayez-la et donnez-nous-en des nouvelles.

Avec plaisir et passion !
Jacques Lamarre  ( Ivor )

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