Le mystérieux Slow Death
- mercredi 25 avril 2012 21:48
- Mis à jour le jeudi 6 septembre 2012 12:24
- Jacques Lamarre
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J’ai un nouveau copain de pêche qui m’a invité à faire une sortie sur le fleuve pour me faire découvrir la technique "Slow Death". J’en avais vaguement entendu parler mais je ne connaissais pas vraiment en quoi ça consistait. Désireux de bien me préparer, j’ai posé quelques questions dans les forums de QP et j’ai fait quelques recherches sur le web pour en connaître un peu plus sur cette technique qui, à ce que l’on dit, prend énormément de poissons.
Évidemment, mises à part les réponses que j’ai obtenues sur QP, la presque totalité des informations était en anglais. J’ai donc cru bon de faire un petit résumé de tout ça et de le présenter aux membres de Québec Pêche que ça pourrait intéresser.
Il est possible que vous ne connaissiez pas le terme Slow Death. Ce ne serait pas étonnant puisqu’encore aujourd’hui très peu de personnes connaissent cette technique. Elle n’est disponible au grand public que depuis sept ou huit ans aux États-Unis et à peine trois ou quatre ans chez-nous.
Comme beaucoup d’autres innovations, c’est dans les tournois de pêche américains que la technique est apparue il y a une douzaine d’années. Ceux qui l’utilisaient avaient énormément de succès. Vous pouvez imaginer la gueule des compagnies de leurres qui avaient tapissé les habits de leurs champions avec leurs logos quand ils constataient que, tournoi après tournoi, les gagnants les plus réguliers avaient attrapé leurs poissons avec simplement… Des vers de terre.
Évidemment, on ne pouvait en rester là. En poussant l’investigation un peu plus loin, ils ont fini par apprendre que les vers de terre en question se déplaçaient en suivant un tracé de spirale. Mais encore là, ils n’arrivaient pas à comprendre comment on pouvait imprégner une telle action à un simple ver de terre ?
Finalement, le chat est sorti du sac et on a pu comprendre le principe qui provoquait cette action giratoire à l’appât. Le secret résidait dans la forme particulière que l’on donnait à l’hameçon en le pliant d’une certaine façon. Il suffisait ensuite d’y enfiler un ver ou une queue Gulp imitant un ver ( pas trop gros pour éviter que l’action engendrée par l’hameçon ne soit pas annihilée ) et le tour était joué…
Mais, ceci était plus facile à dire qu’à faire. La compagnie Mustad ( spécialiste dans les hameçons ) a mandaté deux pêcheurs professionnels reconnus pour qu’ils trouvent la recette gagnante. Ceux-ci ont fait des recherches pendant des mois avant d’enfin aboutir avec un hameçon préformé que monsieur Tout-le-monde pourrait utiliser facilement, dès sa sortie de l’emballage.
On peut maintenant se procurer ces hameçons chez notre marchand habituel qui nous les propose en trois types d’emballage. On peut se les procurer sous forme d’hameçons seulement ( 10 par emballage pour environ 2 $ ) , sous forme d’hameçons montés - genre Président ( sur un fil d’environ 30’’, 8 par emballage pour environ 4 $ ) et en montages complet ( tourillon, fil 48’’, bille holographique et hameçon, en emballage de 3 montages pour environ 3.50 $ )

Comment fonctionne la technique SLOW DEATH ?
Voici une photo qui vous permettra de constater à quel point l’hameçon Slow Death est particulier.

Il comporte 3 plis stratégiques. Si l’appât n’est pas trop gros et qu’il est bien enfilé, ces plis vont provoquer un mouvement de spirale qui s’avère extrêmement invitant pour le poisson.
Étant donné que l’appât bouge constamment dans tous les sens, il est primordial que le ver soit bien retenu sur l’hameçon. À cette fin, le fabricant a prévu deux petites encoches dans la tige de l’hameçon. Mais, ce n’est pas tout à fait suffisant. C’est pourquoi il est aussi important de laisser un petit bout de fil sortir de quelques millimètres du nœud qui retient l’hameçon afin de fournir un point d’ancrage supplémentaire à l’appât.

Comment enfiler le ver sur l’hameçon
Premièrement, il est important d’utiliser un ver qui n’est pas trop gros pour ne pas entraver l’action générée par l’hameçon. On l’enfile comme suit :

Comme je l’ai indiqué sur l’illustration, il est important de ne laisser dépasser qu’un ou deux centimètres de l’appât derrière l’hameçon. Si ce segment était trop long, l’effet giratoire provoqué par la courbure caractéristique du Slow Death serait grandement diminué, voir même annulé.
La course du Slow Death
Si vous suivez ces instructions, votre présentation va ressembler à ceci :

En avançant, la forme de l’hameçon va provoquer un effet de spirale. Ce mouvement fait monter et descendre l’appât tout en le faisant aller de droite à gauche. Donc votre appât travaille dans les trois dimensions; hauteur, largeur et profondeur avec une amplitude bien différente des appâts conventionnels.
Comment le pêcher
Le Slow Death est pratiquement un appât universel. Il peut attraper tous les poissons qui prennent le ver ( Doré, perchaude, brochet, achigan, salmonidés, etc. ) Il est efficace à la traîne ou au lancer et même à l’arrêt pour peu qu’il y ait un peu de courant.
Étant donné que l’hameçon tourne constamment, il est impératif d’utiliser un petit tourillon pour ne pas faire vriller le fil. L’utilisation d’un petit gouvernail anti-vrilles ( rudder, comme ceux que l’on utilise à l’avant des chapelets ) peut aussi aider.
On peut le pêcher sans aucun autre artifice ou l’utiliser avec une cuillère d’attraction. On peut le monter sur un marcheur de fonds ou tout autre leste qui placera votre appât à la profondeur de votre choix.
Autre point intéressant; on peut aussi le pêcher à la vitesse que l’on veut. Mais, il semblerait que ce soit lorsque nous nous déplaçons très lentement qu’il soit le plus productif. C’est-à-dire de la position presque stationnaire jusqu’à 1,5 km / h
( 1 m/h )
Enfin, pour ceux qui aimeraient voir comment ça fonctionne, vous pouvez aller voir cette courte vidéo promotionnelle de la compagnie Mustad. Il est en anglais mais les images démontent très bien ce que vous venez de lire.
http://www.youtube.com/watch?v=__viZ5Qxri4&feature=player_embedded
Il est temps de passer à l’action
Je crois que vous en connaissez maintenant autant que moi sur la technique Slow Death. De mon côté, j’ai bien hâte de mettre tout ça en pratique. J’espère que vous aussi aurez l’occasion de l’essayer et qu’elle vous permettra de connaître des moments excitants.
Avec plaisir et passion !
Jacques Lamarre ( Ivor3 )






















