Edmond est un des plus colorés et passionnés personnages de la Communauté QP. Raconteur hors-pair, véritable boute-en-train, organisateur de rencontres mémorables (sortie à l’alose, souper annuel, cabane à sucre, etc.) il a contribué par ses interventions au plaisir et à la passion que l’on retrouve sur le forum de discussion. Quand vous entendez Edmond demander : « Quelqu'un veut parler de pêche? » assurez-vous d’avoir une chaise à proximité, car comme il le dit si bien : « Ça risque de durer longtemps! ».
Les Interviews QP
Le plaisir et la passion de la pêche par… Edmond
Le plaisir et la passion de la pêche par... Benoit Martin

Benoit "Trout Machine" Martin est un des plus anciens membres de la Communauté QP. Passionné de pêche, préoccupé par le dossier de l'accessibilité aux plans d'eau du Québec et en amour avec les gens et le territoire du Nunavik il a généreusement accepté d'être notre premier invité de cette nouvelle série d'interviews.
Parlez-nous un peu de ce qui est à l’origine de votre passion pour la pêche.
Tout jeune mon père nous amenait à la pêche, moi et mes frères à l’Île Perrot. On y pêchait à gué au vieux quai fédéral derrière l’église. Nous nous installions avec des cannes et moulinets bon marché avec à peine assez de monofilament pour effectuer des lancers d’une dizaine de pied. La perchaude à l’époque était à l’honneur et il était permis de la prélever même durant la période de la fraye. Si je réussissais à ne pas tout emmêler mon moulinet, comme j’en avais la recette, les perchaudes se retrouvaient dans un seau pour le souper du soir. Des barbottes à moustaches et de redoutables brochets aux dents bien pointues ne manquaient pas de me foutre la trouille à tout coup. Techniquement l’approche était simple : hameçon, ver et plomb dans cet ordre! Le plus drôle c’est que j’ai à peine évolué comme pêcheur!
De toutes les espèces que vous avez pêchées quelle est celle qui vous procure le plus de plaisir et pourquoi?
Sans contredit l’omble fontaine indigène (j’insiste). Pour moi la quête de ce poisson exige un environnement qui n’est égalé pour aucune autre espèce de poisson au monde : l’eau cristalline et pure des lacs et rivières du nord québécois. Pêcher l’omble de fontaine c’est se lier à la nature; presque s’y fondre. Je pêche l’omble de fontaine depuis plus de 20 ans et encore aujourd’hui il n’y a pas une journée de pêche à la truite où je ne suis pas sortie ressourcé et émerveillé, non seulement par la pêche mais aussi par le décor; d’ailleurs ce poisson, de par ses couleurs, est synonyme de beauté incomparable. Je songe souvent que si Monet était toujours de ce monde, il peindrait un omble fontaine dans sa robe nuptiale d’automne.



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